Michel Montagne
Michel
Montagne
Délégué régional Mouvement associatif LRMP

Passons des engagements aux actes !

À l’occasion du 100e anniversaire de la loi 1901, une première charte des engagements réciproques était signée entre l’État et les associations, représentées à l’époque par la CPCA.

Ce document, d’une forte portée politique, repositionnait les associations comme des acteurs à part entière du développement démocratique, économique et social de notre pays. Il encourageait les partenaires d’associations à engager avec elles des partenariats qui respectent leurs spécificités, dans un contexte déjà fortement marqué par la mise en concurrence.

Force a pourtant été de constater (au-delà de quelques démarches locales) qu’il n’a eu que peu de portée opérationnelle : les collectivités locales, partenaires de plus en plus importants des associations, n’ayant pas été immédiatement associées à la démarche.

Signée le 14 février 2014, la deuxième charte des engagements réciproques constitue un renouvellement du cadre, et évite cet écueil : outre l’État et le Mouvement associatif, ses signataires sont l’ARF (Association des régions de France), l’ADF (Assemblée des départements de France), l’AMF (Association des Maires de France), l’AMGVF (Association des maires des grandes villes de France), et le RTES (Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire).

La charte appelle de ses vœux des déclinaisons territoriales : tous les échelons doivent donc être mobilisés. Cette démarche était par ailleurs inscrite dans les objectifs de la Grande cause nationale 2014 :

La charte des engagements réciproques constitue une opportunité un cadre pour renforcer le dialogue civil :

-       Construire et faire vivre des partenariats durables entre les associations et la commune

-       Proposer une déclinaison adaptée aux enjeux et au contexte local de la commune ou communauté de communes.

« Les associations sont des lieux privilégiés de l’élaboration de projets collectifs et d’innovation sociale »

Aujourd’hui, il est urgent de passer aux actes et de faire en sorte que, dans notre région, l’ensemble des partenaires se dote d’une politique structurante qui permette que chaque collectivité se donne les moyens d’une politique concertée en s’appuyant sur des interlocuteurs représentatifs et identifiés pour l’aider à construire une politique associative intersectorielle. Durable, adapté aux enjeux associatifs locaux.

Dans ce cadre, le Conseil Régional avec l’Etat et le Mouvement associatif Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées doivent ensemble trouver les moyens pour impulser, animer et donner les moyens à ce processus de vivre sur l’ensemble des territoires

Les associations sont consubstantiellement des lieux privilégiés de l’élaboration de projets collectifs et d’innovation sociale. Inclusives, elles permettent à chacun de prendre sa part dans l’intérêt général, et constituent donc des outils au service d’une démocratie exigeante. Dans ces conditions, les associations doivent être soutenues, à la fois pour ce qu’elles font (les projets qu’elles portent), mais aussi pour ce qu’elles sont (leurs projets associatifs).

Dans un contexte de difficultés croissantes pour les associations, de baisses de financements publics, il s’agit de prendre ensemble de nouveaux chemins pour continuer à agir dans l’intérêt général.

 


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