Thomas Simonian
Thomas
Simonian

L’ordre naît du chaos…

Comment ne pas rapprocher les événements mondiaux actuels qui se déroulent au Moyen Orient en Afrique, avec le plan d’un certain Albert Pike qui en 1871 parlait de l’instauration, en trois guerres planétaires, du «Nouvel Ordre Mondial» sans religion. Sa réflexion s’appuyait sur le fait que le monde était constitué d’une élite qui connaissait parfaitement les secrets dits supérieurs, pour diriger les autres comme des esclaves. Il écrivait un plan de réalisation en trois étapes, sous forme de prédictions pour instaurer son projet totalitaire et occulte. Comme il les avait décrites, les deux premières guerres mondiales ont eu lieu. Bizarre…

Où en sommes-nous de la troisième ? Pouvons-nous y penser légitimement, sans avoir l’air d’oiseaux de mauvais augure ? Combien de pyromanes, ce monde compte-t-il, qui seraient capables «d’allumer» le pire des scenarii, tout en prétendant être les seuls à pouvoir l’éteindre ?

 

Ce nouvel ordre est-il en marche ?

 

Voilà quelques décennies un professeur d’économie, nous enseignait que c’est en s’éloignant du sujet, que l’on remarque, que l’on prend conscience de ses véritables particularités… Et j’avoue avoir bien souvent tenté d’appliquer, dans ma vie professionnelle comme privée, ce précieux conseil. Alors, comme de logique, la crise économique et humaine que nous vivons devrait nous imposer cette précaution de réserve. Sauf, force est de le constater, qu’il n’est pas besoin de s’éloigner ou de prendre de la hauteur pour comprendre que sur cette terre, tout va mal. Que la crise est un bon prétexte pour camoufler toutes les carences et abus en tous genres qui permettent, seulement et comme toujours, à une minorité de pouvoir encore surfer sur la vague ; mais pour combien de temps ?

La crise qu’aucun de nos supers experts n’a vu venir, représentait en 2008 une perte de 25.000 milliards d’euros qui sont partis en fumée sur les marchés boursiers. Mais au profit de qui ? Reste, cinq années plus tard, la question que devrait légitimement se poser nos dirigeants, si tant est qu’ils soient intéressés à analyser et reconnaître leurs manquements. Mais surtout, fort de cette expérience de pouvoir anticiper demain, si un tel scénario s’annonçait.

Depuis 2008, chaque année on nous promet que la relance c’est pour l’année suivante, mais nous sommes en 2013 et rien ne dit qu’en 2014 nous serons mieux lotis qu’aujourd’hui.

En France, la relance n’est pas là car il est prétendu qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses. Sauf que dans le même temps et à titre d’exemple, on apprend que le Président de la République François Hollande a créé une commission de rénovation et de déontologie de la vie publique qui va reclasser bon nombre de petits copains et coûter aux contribuables, que nous sommes, la bagatelle de 3 millions d’euros. Ce qui ne fait que conforter les Français dans leur manque de confiance en leurs dirigeants. D’autant qu’ils ne sont dupes de rien et savent que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Que si les caisses peuvent encore se renflouer aujourd’hui, c’est avec l’argent économisé par les plus responsables parmi eux. On n’ira pas «toucher» dans les dépenses publiques, on ne fera pas la chasse aux tricheurs, notamment sociaux. Ce qui pourtant représenterait une manne de 70 milliards d’euros…

Oui, comme toujours on va encore solliciter cette majorité silencieuse à continuer, vaille que vaille, à supporter le fardeau France, alors que dans le même temps on hésite à faire tous les efforts nécessaires pour réduire le nombre de nos élus ; à contrôler celles et ceux qui vivent au crochet de l’Etat, et pas seulement dans l’Hexagone.

Ce n’est pas le quasi «baroud d’honneur» des dernières séances consécutives de hausse à la bourse de Paris, anecdotiques au regard de la faiblesse des volumes échangés, qui masqueront l’essentiel : nous sommes au bord de la faillite. Quasi pas trop loin de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal qui, pour s’en sortir et comme la Grèce, à leur tour vont devoir négocier la vente du patrimoine national, des entreprise publiques aux étrangers les plus offrants…

Même aux Etats-Unis, le nouveau plan Obama a du mal à redonner confiance.

Avec un constat profond qui gagne peu à peu nos concitoyens. A savoir que nos dirigeants ne savent ni anticiper, ni bâtir un plan de rénovation d’envergure, répondant aux attentes précises de notre économie. Mais surtout, ces hommes et ces femmes de qualités affirmées, entourés de spécialistes en tous genres, dotés de systèmes de contrôles efficaces, semblent ne pas savoir influer sur les attentes réelles qu’impose la gestion raisonnable d’un pays comme la France. Probablement un problème d’écoute, de prise en compte et de gestion des objections, mais surtout une déconnection totale avec le terrain, avec le quotidien des Français.

Pourtant notre fameuse Cour des Comptes, tout au long de ses volumineux rapports sait mettre le doigt là où ça fait mal. Mais que nenni, rien n’y fait… On reporte toujours à demain ce qui est déjà quasi reconnu comme trop tard d’engager aujourd’hui. L’impression que ce sont toujours les mêmes qui vont bénéficier des passe-droits, d’une politique de connivences entre amis. Tout ce qui sape les fondements mêmes de notre république.

Va-t-on alors se diriger inexorablement vers le chao absolu, dans l’espoir que l’ordre lui succèdera ? Allons-nous provoquer un formidable cataclysme social jusqu’au point complet de destruction, physique, moral, spirituel et l’épuisement économique… Serons-nous alors capables de renaître de nos cendres ?

Mais surtout, avons-nous à ce point perdu le sens de la vie, de notre rôle à jouer pour «honorer l’humanité» ? Sommes-nous vraiment autant perdus, comme certains voudraient nous le faire croire ? N’est-il pas temps de rappeler que chaque être est venu au monde pour être libre et debout, et non l’esclave d’un système, d’une caste. Peut-être est-il temps d’affirmer que nous ne sommes dupes de rien.

Sinon le chaos pourrait ne pas être très loin. Et alors, malheurs aux plus faibles.

 

André Gallego

Direction ligne éditoriale

Président France Génération Plurielle

andreg@aol.com

 


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