Nicolas Lafforgue
Nicolas
Lafforgue
Ma semaine précaire

« On n’aime pas les riches ? Mais aime-t-on les pauvres ? »

Je lisais tranquille l’article du Journal Toulousain sur les fortunes de notre jolie ville de province, en me demandant pourquoi Sadran n’achète pas un ou deux joueurs avec ses 110 millions de fortune personnelle. Au moins ça servirait à ça. Et puis j’ai lu les quelques lignes de Patrick Aubin, chroniqueur éco. On n’aime pas les riches en France ! C’est vrai, pour moi en tout cas, mais moi, vous l’aurez compris, je suis de gauche et j’ai la haine primaire de la réussite personnelle. Mais franchement… En France on n’aime pas les riches ? Et de prendre Depardieu comme exemple. Si je comprends bien, les pauvres, auraient dû applaudir le génial Depardieu, quand il a décidé de fuir son pays pour ne pas participer à l’effort national en plein milieu d’une crise qui met à la rue des milliers de Français ? Les pauvres auraient dû se réjouir de son départ dans une jolie petite région du monde dirigée par un petit chef local au service d’un homme, Poutine, qui assassine ses opposants politiques et enferme les homosexuels. Bon… Soit. C’est vrai que les pauvres sont comme ça. Une bande d’ingrats. Au lieu de se réjouir de la réussite personnelle d’un acteur, au demeurant génial, ils préfèrent remarquer que le gars se sauve en pleine crise économique. Ils pinaillent. On n’aime pas les riches ? Mais aime-t-on les pauvres ? Oui je sais, les pauvres croulent sous les aides, profitent du chômage et trouvent dommage de devoir faire caissière le dimanche soir. Et puis ils se plaignent mais les pauvres sont hautement représentés en politique, et dans les lieux de pouvoir. Les enfants de pauvres sont majoritaires chez les juges, les profs, les commissaires de police et les chefs d’entreprise. Les députés sont pour la plupart, à quelques exceptions près, tous fils d’ouvriers et quand on touche un SMIC à 1800 euros, on pourrait un peu moins la ramener, sa gueule. Mais non, malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Nous vivons dans un monde excluant, où les fils d’ouvriers ne pourront jamais devenir député, juge ou notaire. C’est un exemple comme un autre mais tant que cet exemple ne sera pas contredit, il sera pour moi tout aussi valable qu’un autre. On n’aime pas les riches en France ? Il y a peut-être une raison. Ou deux. Voire trois.

Nicolas Lafforgue (chanteur du groupe « Bruit qui court »)

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9 COMMENTAIRES SUR « On n’aime pas les riches ? Mais aime-t-on les pauvres ? »

  1. Patrick Aubin dit :

    Le génial gauchiste pourrait avoir l’idée géniale de créer une entreprise et de payer royalement tous les pauvres qu’il va embaucher… On passera le mot à tous les pauvres qui enverront leur CV.

    Tous les systèmes de gauche (communiste ou socialiste) faisant intervenir les hommes politiques ont tous conduit à l’horreur humaine. Vous ne pourrez pas en citer un seul qui a réussi de puis un siècle. Allez faire un stage en Corée du Nord.

    Si les gens sortent de la pauvreté dans le monde, c’est grâce à la libéralisation des échanges et non au protectionnisme. Mais je suis d’accord avec vous, votre France socialiste depuis plus d’un siècle n’est vraiment pas une réussite : nous nous appauvrissons de plus en plus ! Tout ce génial système social d’état-providence se dirige vers le mur, et vous êtes incapable de le voir, vous regardez derrière !!!

    • grotroll dit :

      c’est clair que c’est en concentrant les richesses dans le Capital que ça va répartir équitablement ces dernières… ça fait au moins un millénaire qu’on suit votre principe de fonctionnement économique et que cela a-t-il apporté: le fait que l’Europe soit comptable devant l’Humanité du plus haut tas de cadavre de l’Histoire… un bien beau bilan…
      Au fait, je tiens à remercier les possédants d’avoir en 1789 mis en adéquation pouvoir politique et économique, ça a bien mieux réparti ces belles richesses entre les peuples…
      votre système est tellement réussi qu’on en a obtenu une mobilité sociale moindre qu’au Moyen-Age, ça aide a répartir les richesse ça.
      Après j’aime assez la rengaine sur “les systèmes de gauche” qui pour le coup n’ont rien de gauchiste vu que ça n’est que du capitalisme d’état…
      mais vous ne citez jamais la Commune et la Guerre d’Espagne… pourtant, ce sont bien les démocraties qui ont fait tomber ces régimes voulus par le peuple, en utilisant des régimes autoritaires pour ce faire d’accord ( il ne fallait pas trop se salir les mains, d’accord)(Prusse en 1870-71 je rapellerai la phrase de Thiers: “plutôt les prussiens que les noirs et les rouges”, et pour l’Espagne le refus de soutenir un gouvernement DEMOCRATIQUEMENT élu au profit d’une complaisance vis à vis des Franco, Mussolini et Hitler…) mais ce ne sont que des détails de l’Histoire…
      de plus, j’aime quand un chantre du Capitalisme utilise l’argument de la Liberté… la première d’entre elles n’est-elle pas de choisir… et où se trouve le choix lorsque, choisissant de sortir de ce système mortifère, on en devient pour ce dernier un marché à conquérir?
      je vous quitte, vous me donnez envie de vomir par vos raisonnement ineptes et biaisés à la logique spécieuse….(sauf toi Nico, j’apprécie toujours autant ta reflexion et ton ironie…)

    • Patrick AUBIN dit :

      Vous voulez que l’on énumère l’histoire du Xxème siècle ? Le communisme, le fascisme, le léninisme, le nazisme, le stalisnisme, le maoïsme, pol pot, Cuba, la Corée du nord, … tous ont un point commun, le socialisme, un système politique qui veut faire le bonheur des hommes malgré eux. La plupart des dictateurs de ces dernières années en Égypte, Tunisie, Colombie, Côte d’Ivoire… était affiliés à l’internationale socialiste.

      L’Europe ? Mais elle baigne dans le socialisme, la France est étant le moteur principal. Ne me dites pas que la France est libérale depuis plus d’un siècle… osez me citer le moindre dirigeant libéral qui a eu le pouvoir et qui aurait le moindre cadavre sur le dos.

      Vu que je dénonce le capitalisme de connivence, qui est du dirigisme politique et que cela n’a rien à voir avec le libéralisme, je n’engagerai de débat sur ce sujet puisque vous êtes d’accord.

      Comme vous avez une parfaite ignorance de ce que sont les fondements du libéralisme que vous confondez avec le capitalisme, je crains que la discussion soit peu productive. Vous parlez de repartir les richesses, mais vous ne vous êtes jamais posé la question de leur création. Réfléchissez-y bien avant de vous transformer en bandit de grand chemin en sachant que la première des libertés est de disposer de la propriété de soi-même. Donc je me passerai de vos réflexions qui n’ont rien à voir avec de l’humour, surtout lorsque ce que votre raisonnement se retrouve à l’origine des pires horreurs du siècle passé.

  2. Olivier dit :

    “On n’aime pas les riches ? Mais aime-t-on les pauvres ? Oui je sais, les pauvres croulent sous les aides, profitent du chômage et trouvent dommage de devoir faire caissière le dimanche soir. Et puis ils se plaignent mais les pauvres sont hautement représentés en politique, et dans les lieux de pouvoir.”

    Vous passez totalement à côté de la réflexion. En France et dans d’autres pays, le niveau stratosphérique de taxes trouvent sa légitimité dans la lutte contre la pauvreté.

    Hors cette pauvreté ne cesse de croitre depuis le début des années 70. Pire même on peut tous constater que l’immense majorité des fortunes actuelles ont été établies avant que le cataclysme fiscal ne se mette en place début des années 80.

    Il est désormais pratiquement impossible de s’enrichir par son travail, Ce plafond de verre maintient un nombre croissant de personnes dans ce que l’on nomme la classe moyenne ce qui est de plus en plus le synonyme politiquement correct de pauvre. Plus d’ascenceur social.

    Taxer d’avantages tout ce qui bouge n’aide en rien le pauvre. La surtaxe du travail (ou d’une activité commerciale quelconque) rend hors de prix les métiers peu qualifiés par exemple. Ce qui oblige un nombre sans cesse croissant de personnes de demander une aide qui mécaniquement nécessitent d’avantages d’impots/taxes.

    La taxe nous appauvrit tous. Sauf ceux qui en profitent pour en tirer leur légitimité ou leur gagne pain.

    • Nico BQC dit :

      “Hors cette pauvreté ne cesse de croitre depuis le début des années 70. Pire même on peut tous constater que l’immense majorité des fortunes actuelles ont été établies avant que le cataclysme fiscal ne se mette en place début des années 80.”

      Je passe peut être à coté de la réflexion, mais vous passez à coté de la vérité. 26000 millionnaires en plus entre 2011 et 2012 en France. Et ce malgré ce salaud de Mitterrand. (Source le Figaro, un journal de gauche). (A noter que j’ai bien aimé la tournure de votre phrase et l’utilisation de “pire”).

    • Patrick AUBIN dit :

      Rien d’étonnant, en système socialiste, de voir progresser la misère en même temps que de voir se concentrer la richesse. Le capitalisme s’accommode de tout régime politique.

      Mais une nouvelle fois, cela n’a rien à voir avec le libéralisme qui n’est absolument pas appliqué.

  3. Pascale dit :

    “”” quand il a décidé de fuir son pays pour ne pas participer à l’effort national en plein milieu d’une crise qui met à la rue des milliers de Français ?”””

    En plus de ce qu’ont fait remarquer de manière très pertinente les deux intervenants précédents, je note la sempiternelle tendance gauchiste à donner des leçons de morale, balayant d’un revers de main la liberté de choisir que possède chaque Homme sans qu’il ait de compte à rendre à personne tant qu’il n’a pas nui à autrui.

    Vous savez ce que signifie le mot LIBERTÉ ? Vous savez au moins que ça existe la LIBERTÉ ?

  4. Nico BQC dit :

    Non mais je vous arrête de suite.
    Je le dis d’entrée dans mon petit texte prétentieux, je suis de gauche et contre la réussite personnelle. Donc… Je ne peux pas être d’accord avec des gens de droite luttant contre la pauvreté et pour la liberté des peuples.
    J’ai bien aimé la petite vanne de M.Aubin sur les 100 ans de socialisme en France. J’ai trouvé ça fun. Me faire passer pour un fasciste de Corée du Nord c’était fun aussi. Et puis non je n’ai pas le temps de créer mon entreprise, je suis trop occupé à gratter un SMIC en portant des cartons. Que vive le patronat et la LIBERTÉ de ne pas payer ses impôts.

    • Patrick AUBIN dit :

      Désolé de vous faire passer pour ce que vous vous revendiquez.

      Par contre, je vous comprends pas bien : vous êtes contre la réussite personnelle, et vous nous expliquez que vous réussissez votre vie dans les cartons avec un salaire qui vous convient ! Comment faites-vous pour ne pas payer d’impôt si vous êtes célibataire ? Auriez-vous aussi réussi votre vie familiale ? Non là je plaisante, je ne souhaite pas m’immiscer dans votre vie privée…

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