Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Nuire debout !

Les “médias français mainstream” s’enthousiasment d’un mouvement de noctambules qui se veut dans la lignée des peuples arabes ou grecs. Intitulé “Nuit debout”, interprétons “nuit” comme la conjugaison du verbe nuire. Néanmoins, nous n’évoquerons pas les dégradations et violences en marge du mouvement pour nous intéresser à la nature purement économique du fond.

Les revendications expurgées des débats restent dans le vouloir “avoir” : on veut avoir un logement, on veut avoir des bourses, on veut avoir le RSA, la CMU, des services publics, un CDI, une retraite, etc. évidemment sans faire le moindre effort, tout est un dû !

Là où je suis personnellement prêt à signer avec eux, c’est avec le « on ne veut plus avoir de ces politiciens carriéristes qui entravent notre vie ». Mais cette idée est à l’opposé de toutes leurs doléances. Vouloir être responsable de sa vie s’accompagne de la liberté de gérer sa propre vie… avec comme limite de ne pas nuire à autrui. Or le droit à avoir réclame un pouvoir politique qui nuit aux droits de l’être humain comme tout gouvernement le fait depuis des décennies à force de législation et fiscalité.

« On ne veut plus avoir de ces politiciens carriéristes qui entravent notre vie »

Si la dépense publique (DP) avait une efficacité sociale, à 57% de DP/PIB, la France serait la championne du bonheur. Or la DP nuit à celui à qui il est pris de manière illégitime en le rendant esclave. C’est une violence inadmissible dans un monde civilisé où seul le consentement devrait exister.

C’est la limite du raisonnement du mouvement :

-          Ils se disent pacifiques mais leurs demandes aboutissent à plus de terrorisme fiscal et législatif. La liberté individuelle, qui repose sur la coopération est incompatible avec la contrainte collectiviste qui repose sur la spoliation.

-          Ils imaginent que sans fraude fiscale, ils bénéficieraient d’une manne supposée faire défaut au budget de l’État. Or l’argent public et la redistribution sont à la source de la corruption et des injustices de la société.

Les leaders du mouvement s’érigent déjà en commissaire du peuple. Aussi, si la conclusion est de renforcer le pouvoir autoritaire qui prend aux riches pour donner aux pauvres, c’est déjà mort. L’histoire retient que toute utopie collectiviste qui passe à la réalité se transforme toujours en cauchemar. La révolution des esprits, pour qu’elle ne soit pas une histoire à dormir debout, doit associer la liberté, la responsabilité, le consentement et l’effort de chacun. Ils ont des rêves ? Qu’ils les atteignent par la création d’entreprises et l’échange libre.

 

 


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