Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Mon chemin de Pensée…

Parce que certains nous pensent petits et obligés de passer sous la basse porte de leurs convictions supérieures, il est bon parfois de renvoyer ces derniers à leur catéchisme…

Depuis ses origines, la Presse a toujours offert à ses lecteurs l’opportunité de prendre conscience du savoir, dans des espaces de vie ouverts par des titres, soutenus par des sous-titres et signés par un nom qui engage et responsabilise.

Un espace-temps qui privilégie la liberté dans sa globalité en prenant conscience de sa propre liberté de pensée, de sa propre liberté d’expression, de sa propre liberté de conscience, mais aussi et surtout de sa liberté d’être, comme de sa liberté d’agir.

Mais cette liberté, ces libertés, se confrontent dans un environnement qui n’est pas clos et privilégié, comme certains feignent de le croire. Ecrire dans un journal, d’autant plus populaire, comme le Journal Toulousain, c’est obligatoirement se mettre à la portée de tous de nous lire, mais aussi, et nous l’oublions trop souvent, de donner suite à la pensée de l’Autre. Cet autre dont on voudrait éveiller la curiosité voire même les soupçons, c’est aussi cela la prise de conscience. Parfois la prise de risques d’être agressé, risque dont le moteur est toujours, ne l’oublions pas, l’ignorance…

Le philosophe épris de liberté en est toujours la première cible, la première victime.

Depuis la nuit des temps la liberté de pensée, repose toujours sur les mêmes valeurs, les mêmes forces, les mêmes émotions, les mêmes messages de tolérance. Car n’imposer aucune limite à la recherche de la Vérité, c’est justement garantir à tous cette liberté qui exige, de tous, la tolérance.

L’écrit est fait pour créer déjà le dialogue, mais peut générer effectivement, et si on n’y prend garde, le bon mais aussi le pire, si la forme et la force avec l’éthique ne sont pas les fondements mêmes de la morale qui l’anime.

Mais étrangement le monde qui nous voit vivre, pourrait parfois se donner des allures de Tour de Babel, en remettant au goût du jour la langue unique, la pensée unique, la pensée totalitaire, totalisante. Un monde dans un mode de pensée univoque…

Or, la parole donnée par la force de l’écrit est le symbole même de l’altérité, car il est évident que si j’existe, c’est par l’Autre. C’est parce que j’accepte totalement l’Autre, c’est parce que je peux recevoir de lui une image de moi-même. C’est une espèce d’interaction entre l’Autre et moi qui fait que j’existe.

Alors, le média devient un endroit idéal où en fait, nous nous enrichissons de nos mutuelles différences de quelque race que nous soyons, de quelque religion, de quelque conviction philosophique ou politique que nous ayons. Où, ne l’oublions pas, le droit de réponse existe pour créer justement le débat qui enrichit.

Et puis surtout, nous n’existons que grâce à l’existence des Autres, voire grâce à leurs divergences. Grâce à leur Liberté de Pensée, nous prenons au quotidien force et sagesse en espérant toujours atteindre la beauté…

N’oublions pas que Connaître dans la langue sémitique signifie aimer…

André Gallego

 

 


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