Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

« Michelle, ma belle »

 

Il y a parfois des coups d’éclat de personnalités mondialement célèbres qui marquent l’histoire. Du « Vive le Québec libre » prononcé par le Général de Gaulle au balcon de l’hôtel de ville de Montreal au « Ich bin ein Berliner » de John Fitzgerald Kennedy devant le mur de Berlin sans oublier Nikita Khroutchev tapant avec sa chaussure sur son pupitre à l’ONU, les hommes politiques sont plutôt adeptes des coups d’éclat où, comme dit ma mère, « on met les pieds dans le plat en éclaboussant partout ». Chez les femmes politiques, les coups d’éclat sont généralement plus discrets mais aussi beaucoup plus efficaces. Le fameux « I want my money back » de Margaret Thatcher à Bruxelles a permis au Royaume-Uni de bénéficier du fameux « chèque britannique » encore en vigueur aujourd’hui tandis que le Québec est toujours une province canadienne, que le mur de Berlin n’est pas tombé en 1963 et que Khroutchev a reçu un coup de pied aux fesses en guise de remerciement pour ses claquements de talon… Parlons en de Margaret Thatcher qui disait : « If you want something said, ask a man. If you want something done, ask a woman » (Si vous voulez que quelque chose soit dit, demandez à un homme. Si vous voulez que quelque chose soit fait, demandez à une femme.)

 

« Le geste de la First Lady restera dans l’histoire »

 

La « Dame de Fer » a dû inspirer Michelle Obama qui a fait scandale lors de sa visite en Arabie Saoudite puisqu’elle est apparue cheveux au vent et en pantalon, laissant pantois certains dignitaires de la pétromonarchie qui, pour marquer leur réprobation, ont remplacé la traditionnelle poignée de main par un simple geste de la tête. Inutile de dire que le geste de la First Lady restera dans l’histoire dans un des pays où les femmes sont parmi les plus maltraitées du monde ( j’ai consacré un papier parlant de leur condition il y a quelques jours sur ce site). On est bien loin de Nicolas Sarkozy capitulant devant la demande de Ryad de ne pas venir accompagné de Carla Bruni au motif qu’ils n’étaient pas encore mariés en janvier 2008. On est bien loin de Laurence Parisot qui, accompagnant Jacques Chirac en 2006 en Arabie Saoudite, s’était doublement couverte à cette occasion : d’un tchador et de ridicule. On est bien loin de Christine Lagarde qui osa qualifier feu le Roi Abdallah de « féministe discret » la semaine dernière (tellement discret d’ailleurs que personne excepté Christine Lagarde ne s’était rendu compte de son empathie pour le beau sexe).

 

Le message de Michelle Obama est aussi subtil que magnifique et, en le voyant, j’ai envie de citer Jean-Marc Reiser en criant « vive les femmes » ou Julien Clerc en fredonnant « femmes je vous aime ».

 

Et plus encore de chanter comme les Beatles : « Michelle, ma belle, sont des mots qui vont si bien ensemble si bien ensemble… »

 


2 COMMENTAIRES SUR « Michelle, ma belle »

  1. Denis Lelièvre dit :

    en espérant que les médias saoudiens ne l’effaceront pas des images, comme certain journal israélien ultra-religieux l’a fait des femmes lors de la manifestation à Paris contre les attentats islamistes le 11 janvier dernier.

    • DAVID dit :

      Elle a été floutée…

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