Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Me-tro, c’est trop !

« Au préalable, je rappelle que je considère indispensable la desserte de Labège par le métro. » Ainsi s’exprime le maire de Toulouse dans un communiqué de « Toulouse Ensemble ». Comme tout politique qui croit à son omniscience, il trace une ligne de métro comme un jardinier plante une rangée de salades. Mais de l’imaginaire au concret, constatez que tout projet politique se finance toujours par l’argent des autres.

Vous êtes surement nombreux à vouloir une ligne de métro sur Labège. Les entreprises qui y sont implantées aussi. Aïe, je m’embarque sur un sujet où une chronique ne suffira jamais à convaincre grand monde. Soyons donc assurés que beaucoup d’entre vous me diront qu’il s’agit là de l’intérêt général. Ah, ce mythe de l’intérêt général que personne ne sait définir et que tout politicard vous balance lorsqu’il est à court d’arguments ! Remarquez que le maire dit « JE considère indispensable ». Alors si le maire le dit, c’est l’intérêt général qui parle, lui qui est indemnisé au nom de l’intérêt général !

« Ce mythe de l’intérêt général que personne ne sait définir »

En effet, le maire n’incarne-t-il pas cette ferveur populaire pour les dépenses publiques locales et les emprunts que tout le monde supporte ? Tient, il est peut-être là l’intérêt général : endetter et contraindre tout le monde à payer pour un projet qui n’intéresse qu’une partie relative de la population. C’est surement cela la solidarité, celle qui pense qu’il est normal que l’arbitraire puisse piller le peuple jusqu’à plus soif, mais aussi celle qui ne veut pas voir la destruction d’emplois entrainée par la fiscalité pléthorique.

Pourquoi le maire ne devient-il pas un entrepreneur privé pour porter ce projet qui lui tient tant à cœur et convaincre le maximum de Toulousains au financement en fonction de leurs facultés ? Ah, cette entreprise privée ne serait pas rentable. N’oublions pas que ce sont les autres qui se doivent, par leur rentabilité, de financer les lubies publiques.

« Quand le bien commun d’une Société est considéré comme quelque chose de séparé et de supérieur par rapport au bien individuel de ses membres, cela signifie que le bien de quelques-uns a une priorité sur le bien des autres qui sont dégradés au statut d’animaux sacrificiels. » Ayn Rand.


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