Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

L’utopie est peut-être un programme

Après mon éditorial de la semaine passée des lecteurs m’ont interpellé pour me demander ce que je proposais pour pallier ce manque de vue politique. Ai-je un rêve utopique? Si oui lequel?  Mon utopie à moi est de vivre heureux. L’individualisme de l’époque amène à ce que la notion de joie soit très personnelle donc peu transposable au collectif. Vivre heureux en fait ce n’est ni nier la réalité de notre société, ni comptabiliser une soit disant communauté à partir des noms et autres prénoms. C’est la possibilité pour chacun au cours de sa vie de pouvoir gravir à son rythme la pyramide de Maslow par exemple. C’est donc politiquement créer tous ensemble les conditions que chacun s’épanouisse. Oui de la solidarité pour une bonne vie personnelle. Donc je suis contre tout communautarisme au sein de notre République. Mais je reste conscient qu’utopie veut dire but indépassable et donc l’objectif est forcément dur à atteindre. Que notre système démocratique, notre vie politique sont perfectibles (ex: la question de squatters difficilement expulsables est prégnante) et que nos valeurs républicaines sont utopiques mais sont un but vers lequel tendre toutes nos actions. Donc de ne pas accepter la création de citoyens différenciés par des options politiques est justifié.

 « Toulouse et Béziers seront dans la même aile de la bâtisse »

La pensée dichotomique “tout blanc tout noir”, tant dispensée par les médias est en ce sens exaspérante. Mais tellement plus facile à traiter….pour laisser du temps de cerveau disponible. Car nul n’est détenteur de l’absolue vérité politique et laïque lorsque l’on reste dans un cadre républicain autrement dit qui n’exclut personne ni par son nom ni par sa couleur ni par sa religion. Notre histoire du siècle dernier est toujours là pour le rappeler s’il en était besoin. Dans cette optique l’avènement dans six mois de super régions va demander à deux exécutifs de tenir compte des forces communes et des faiblesses de chacune. Le cadre républicain et ses utopies sont un véritable but à atteindre pour tout élu local. Tout atermoiement résonnera comme un coup de canif à la République si dure à entretenir (l’exemple Jospin de 1989 est toujours parlant). Si chacun a un droit imprescriptible à sa propre architecture intérieure au sein de la maison commune, cette maison commune ne supporte pas de bâtiments annexes. Et oui Toulouse et Béziers seront dans la même aile de la bâtisse. Et non je ne supporterai pas longtemps que les fondations de notre bel édifice national soient attaquées par un édile médiatico-con-antirépublicain. Flatter les bas instincts n’est pas une utopie mais une réalité pour cet homme de médias plus soucieux de la liberté de la presse en Chine en 2008 que de celle de ses administrés en 2015. Les Régionales commencent là, en réaffirmant les principes et en tendant vers le toujours mieux.

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.