Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Logement social : l’incurie ordinaire du politique !

Le logement social est prétexte à l’abus de pouvoir du politicien en connivence avec des sociétés privées d’HLM à un point inimaginable pour le commun des mortels. Si les offices publics HLM sont moribonds, les sociétés privées HLM prospèrent tellement qu’elles ne publient plus de bilans depuis quelques années. Ce manque de transparence est à relier à leurs ratios bénéfices nets honteusement élevés à rendre jaloux le top du CAC40 !

Et pourtant aucune indignation de la part de politiciens, syndicalistes (salariat/patronat), banquiers… et pour cause, ils grenouillent tous au sein des conseils d’administration de ces ‘’pompes à cash’’. La connivence se retrouve dans les décisions des conseils municipaux sur le logement social : cession à vil prix sans appel d’offres d’appartements ou de terrains qui accroissent le patrimoine des sociétés privées HLM par l’argent du contribuable.

Le mécanisme est bien rodé : par la non moins abusive loi de droit positif dite ‘’SRU’’, les maires déduisent de la prétendue ‘’pénalité’’ imposée par l’état, le déficit créé entre les prix arrangés d’achat et de revente du bien immobilier à la société privée HLM. Pour les plus astucieux, ce bien est préempté illégitimement.

« Rien n’est gratuit »

Il n’a intégré le patrimoine de la commune que sur un jeu d’écriture et sous couvert d’une convention municipale (entre communes/EPFL et la société privée HLM) illégale au regard de la liberté des prix et de la concurrence. Opacité et complexité font que personne ne s’interroge vraiment sur ces pratiques de destruction progressive de l’économie.

Outre le paradis fiscal qui leur est offert, des milliards d’euros issus du butin fiscal et du magma législatif transitent par les caisses des sociétés privées HLM au nom du logement social. Malgré les travaux engagés dans ce secteur, le marché de l’immobilier se dégrade. Car une fois de plus, il y a ce que l’on voit, mais il y a surtout ce que l’on ne voit pas, et notamment les effets pervers comme l’expliquait l’économiste Frédéric Bastiat.

Ce que l’on ne voit pas, c’est que rien n’est gratuit. L’arbitraire politique détourne vers le logement social des sommes spoliées à jamais à l’économie libre qui ne demandait qu’à se développer. Seule la spéculation monétaire autour du crédit intéresse les prébendiers qui s’engraissent sur la misère humaine et n’ont aucun scrupule au pillage du peuple : ils seront les derniers impactés. Ces pratiques sont-elles dignes de l’intérêt général ? Non, car en économie, le constat est qu’il n’existe et n’existera que des intérêts particuliers.

 

 

 


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