David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

L’ivresse de la souveraineté populaire…

J’ai apprécié la chronique de M Redeker parlant du 21 janvier 1793 et l’exécution de ce ‘’bon roi’’ Louis XVI. Non, je ne serai pas de ceux qui se recueilleront en sa mémoire, mais je ne serai pas non plus de ceux qui le condamnent. Le bonapartiste que je suis a bien plus de griefs contre les frères qui arriveront après, dans les fourgons de l’ennemi roulant dans le sang des Français, mais cela est une autre histoire.

La condamnation à mort de Louis XVI et son exécution nous montre pour la première fois, dans la France de l’après 1789, le décalage existant entre le peuple et ‘’ses’’ représentants. En effet, le peuple ne souhaitait sûrement pas la mort du roi, mais une majorité de l’Assemblée a voté celle-ci. Il en sera de même en 1814 et 1815 lorsque les sénateurs et quelques privilégiés feront plier Napoléon 1er portant fort du soutien populaire, soutien trempé dans les plébiscites de 1804 et 1815. Nous aurons droit à la même chose en 1870 lorsque quelques avocaillons parisiens, profitant de l’invasion prussienne, renverseront le Second Empire pourtant acclamé au suffrage universel par 7 300 000 votants quelques mois plus tôt.

« Ce qui est condamnable ce n’est pas le régime, mais ce que l’on fait en son sein de la souveraineté du peuple »

L’exemple de nos Empereurs est flagrant, car, contrairement à 1830 ou bien 1848 voire même 1940, les ‘’représentants’’ du peuple sont allés contre lui, ils ont trahi l’expression du suffrage universel. Certains diront que ce suffrage était restreint, car uniquement masculin, oui peut être, mais il le fût jusqu’en 1945…

Ce qui est condamnable ce n’est pas le régime, monarchie, république, empire, mais ce que l’on fait en son sein de la souveraineté du peuple à partir du moment où l’on a donné à celui-ci le droit de s’exprimer. Il n’y a pas besoin de remonter le temps au XIXe siècle pour voir les limites qu’une pseudo élite a donné à cette souveraineté. Il suffit de se souvenir de 2005 et du ‘’Non’’ à la constitution Giscard. Un ‘’Non’’ venu du peuple que le Congrès piétina en 2007 en obéissant aux ordres d’un des adversaires du référendum, expression ultime de la souveraineté populaire.

Monarchie, Empire ou République, peu importe le ‘’flacon’’ du moment que l’on ait l’ivresse de la souveraineté populaire ! Mais bon, vive l’Empereur tout de même…

 

 

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.