Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

L’idéal humain : utopie vs réalité…

La société humaine continue d’être forgée par des assoiffés de pouvoir au nom d’une égalité matérielle impossible à atteindre. Cette utopie se fonde principalement sur le négationnisme de l’économie qui conduit à la suppression simultanée d’une supposée aliénation au travail et des inégalités entre riches et pauvres. Est-ce le résultat du péché originel d’Adam et Ève, où, en raison de leur incapacité à résister à la tentation, leur dieu-créateur les prive de l’abondance ? Paradoxalement, les marxistes, athées radicaux, sont les premiers à croire en cette utopie collectiviste sans effort. Ce fantasme de ressources illimitées par des non déistes porte aussi le germe du développement de peurs irraisonnées lorsque l’homme est confronté à la réalité des ressources de la planète. Par exemple, le principe de précaution ou la thèse du réchauffement climatique alimentent ainsi des constructivismes politiques qui enchaînent l’ensemble des êtres humains à cette erreur d’interprétation. Pourtant la Terre n’a jamais fourni un message différent de celui-là : « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». Toute ressource a toujours été une rareté. Et l’être humain n’a jamais aussi été autre chose qu’une “machine vivante douée d’intelligence”, qui consomme de l’énergie et nécessite d’être rechargée.

« L’homme apprend à coopérer avec ses semblables »

Cette machine présente ainsi un bilan énergétique à partir de ses dépenses physiques et de ses recettes alimentaires, révélant une perte ou un profit et qui s’achève un jour par sa faillite (décès de l’être).  Cette machine doit pouvoir s’épanouir individuellement au sein de la société. Mais deux conceptions s’opposent sur la détention de la clé de ce bonheur. La première, autoritaire, impose à l’individu des lois humaines iniques qui se perdent dans la construction d’une égalité matérielle par une illusoire redistribution politique. En échec depuis la nuit des temps, ce modèle sombre dans la corruption de la morale et du Droit et se heurte à l’utopie des ressources illimitées. La seconde conception se trouve dans la nature des choses et s’est exprimée au siècle des Lumières. L’homme apprend à coopérer avec ses semblables dans un esprit de responsabilité et de non-agression. Les inégalités, fondées sur le seul mérite, se réduisent par l’échange et l’effort de production de chacun. Le respect des droits de l’homme permet l’accès au plus grand nombre de produits et services issus des ressources rares. Chacun est seul à connaître sa machine et son bonheur ne peut pas être le résultat d’une statistique collective interprétée par un pouvoir. C’est cela la réalité de la Société humaine: un monde d’individualités qui collaborent pacifiquement et non un monde de machines sorties d’un moule qui obéissent à l’arbitraire.

 


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