Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Les riches et les pauvres du foot … et de l’économie

Et oui, ma chronique sur l’analogie entre le foot et l’économie ne pouvait que faire réagir. Vous aurez remarqué que j’avais pris soin d’utiliser les termes « hors corruption » et « échanges honnêtes ». Le foot n’est en effet pas un monde de Bisounours lorsqu’il est aux mains de personnes dont l’intérêt n’est pas le jeu mais le business malsain immédiat. Vous aurez ainsi remarqué, a contrario d’un salarié, que les footballeurs professionnels ne sont pas libres de signer leurs contrats et que dans les transactions entre clubs, personne ne s’oublie. Malgré les engagements, les contrats continuent de battre des records. Un mécanisme opaque bien huilé mais qui forme une bulle.

L’économie souffre malheureusement d’un cancer similaire. Il est ainsi devenu insupportable depuis quelques années de prendre des risques pour ceux qui se devraient de les prendre. Nommons les banquiers. De connivence avec les politiciens, ils sont d’accord pour gagner de l’argent mais sans en perdre : au contribuable de supporter le risque. Si vous vous intéressez aux taux d’intérêts, jamais dans l’histoire ils n’ont été autant manipulés dans le but de faire disparaitre tout risque lors de leurs opérations financières qui grossissent comme la grenouille.

« Tout s’effondre et quelques fortunes abusives se créent. »

Les bulles formées leur permettent de capter l’économie réelle. Vous aurez remarqué que ces bulles financières ne font jaser que les commentateurs, aussi bien dans le foot que dans l’économie. Elles ne donnent pas plus de travail à la population, et donc n’augmentent pas la valeur du système économique. Le résultat : beaucoup de « gogos-votants » pauvres illusionnés et peu « d’élus » riches profiteurs. Et les commentateurs non avertis pointent la faute du capitalisme.

Or ce capitalisme manipulé par l’état, où le risque n’existe plus, n’a aucune justification morale. Cette façon de procéder est connue sous un autre nom : un vol en bande organisée avec la complicité des politiciens. L’économie réelle est dépouillée et n’est plus en mesure de réaliser d’investissements car les capitaux disponibles sont captés par ce capitalisme de connivence. Tout s’effondre et quelques fortunes abusives se créent. Ainsi le banquier a privatisé les bénéfices, et  le politique a socialisé les pertes. Les gouvernants ont joué aux preux chevaliers en mettant les banques centrales au service des prédateurs et d’eux-mêmes qui sont bénéficiaires de cette faiblesse des taux d’intérêt… qui sont au niveau de ce qu’est la croissance, c’est-à-dire zéro ! Comme un match nullissime…


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