Alex Lekouid
Alex
Lekouid
L comme Lekouid

Les douze coups de grâce

C’est déroutant, plus on avance en âge et plus la vie semble s’accélérer comme une fusée qui s’enfonce dans le ciel avant de disparaître. Le cap sur les étoiles filantes de nos rêves et seuls aux commandes de nos capsules existentielles, nous progressons en regardant nos souvenirs s’éloigner dans le hublot du passé. Nos visages d’enfants de plus en plus marqués par le temps, nous poursuivons nos objectifs sur nos voies lactées d’incertitudes. Cherchant à atteindre des finalités possibles ou illusoires, nous faisons de nos existences des salles d’attente du bonheur. Et quand sonnent les douze coups de grâce de l’année écoulée, nous célébrons la vie qui nous a menés jusqu’ici, en souhaitant que les prochaines nous projettent aux confins de nos désirs. La sincérité en guise de monture, nous croisons nos verres en évoquant nos résolutions ; et tels des mousquetaires, nous concluons en cœur : « réussite, santé, bonheur pour tous ! » À la manière d’un nettoyage de printemps, nous finissons par passer en revue nos situations ; et tout en ponctuant nos dires de quelques « il faudrait », nous prenons la mesure du voyage qu’il reste à accomplir.

« Qu’est-ce qui est important finalement ? »

Puis vient la question : qu’est-ce qui est important finalement ? Pour certains, ce sera de trouver la planète de l’amour afin de la peupler et d’y régner ; pour d’autres, dénicher le filon qui fera des cailloux de leur chemin des pépites dorées. Une citation de Mark Twain dit : « les deux jours les plus importants de ta vie sont celui où tu es né et celui où tu comprends pourquoi ! » Moi je crois que le monde d’inquiétude dans lequel nous vivons, a éclipsé la vérité première qui nous régit. La vraie richesse, c’est le bonheur d’être aimé des gens que l’on aime, de découvrir ce pour quoi l’on est fait pour que la passion nous rende utiles, de partager pour ouvrir nos esprits et engendrer l’amitié, d’évoluer pour que la connaissance fasse de chacun d’entre nous l’aîné de lui-même. Rappelons-nous que le bonheur réside dans l’instant et seul un cœur qui bat au présent est qualifié pour le reconnaître. C’est pourquoi je veux vous souhaiter d’être comme le soleil d’une journée d’été ; après s’être couché affaibli, il se relève brillant d’espoir et prêt à tout illuminer pour des années-lumière. Une merveilleuse année à vous qui lisez le Journal Toulousain, et aux autres aussi.

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.