Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Les amis du placard

Je suis allé au Théâtre 57 voir cette pièce, “Les Amis du Placard”. Une pièce écrite par Gabor Rassov. C’était la première fois que je me rendais dans ce théâtre et il faut dire que la taille de la salle permet une proximité certaine avec les acteurs, à peine plus d’une centaine de personnes peuvent s’y caser ! Et comme j’étais au premier rang, vous pouvez imaginer que je n’ai rien raté du jeu des acteurs… Le thème et l’histoire de la pièce intriguent et amusent :

Jacques et Odile s’ennuient ferme dans leur vie de couple étriquée. Monsieur travaille, madame non ; leurs enfants sont élevés ; sans être riches, ils sont à l’aise. Leur quotidien se résume à peu de choses : le boulot de monsieur, les soirées télé et la relation sexuelle trimestrielle consentie par madame. Alors, pour duper l’ennui, ils décident d’entamer leurs économies pour s’acheter un couple d’amis. En journée, ils rangent Juliette et Guy dans un placard, mais le soir venu, ils les invitent dans leur salon afin qu’ils les divertissent.

A priori, on imagine une pièce assez folle contenant une satire de notre société matérialiste où tout peut s’acheter même l’amitié. Mais, on est assez vite déçu, la pièce insistant plus sur la personnalité des personnages. Jacques et Odile sont odieux, lui méchant et colérique, elle bête et fière de l’être… Petit à petit, l’harmonie avec les amis va se fissurer et la rupture va bientôt être achevée…

On pensait rire à gorge déployée, mais ce n’est pas vraiment le cas… Juste un sourire de temps en temps ; car le jeu des acteurs, les dialogues révèlent une humanité peu enviable et peu recommandable. C’est donc le cynisme et l’acrimonie des personnages qui ressort créant un certain malaise chez le spectateur. Surnage une scène où Odile tente une discussion littéraire qui tourne au gag répétitif.

On reste donc un peu frustré, la pièce n’atteignant pas la folie que l’on attendait ; tout cela reste bien trop calme, bien trop sage. Il faut, tout de même, signaler le jeu des acteurs (Benjamin Nakach, Indira Lacour,Guillaume Douat, Grace Campos) qui est parfait. Ils campent des personnages forts et crédibles.

L’auteur, Gabor Rassov, voulait, à travers cette pièce, nous parler « des monstres du quotidien », c’est un peu raté, la mise en scène, l’histoire ne permettant pas au spectateur d’être assez surpris pour atteindre cet objectif.

 

 

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