Laure Durand
Laure
Durand
Militante de gauche

L’émergence du tripartisme… mais pas celui que l’on croit

 

 

Au sortir de la guerre, on le sait, il fallait reconstruire la France : le pays et la Nation ; dans sa chair et dans son âme. Les institutions de la Vè République, après la brève transition de la précédente, furent conçues dans ce contexte particulier, qui exigeait une stabilité gouvernementale et parlementaire très forte. Pour insuffler cette nouvelle impulsion (de vie) et emprunter un chemin et un seul, il fallait mettre un terme aux valses molles des mille-pattes fous qui firent tanguer la IVème république et qui firent danser tellement longtemps la IIIè avant elle, que la vieille dame s’écroula raide morte sur les carreaux vichy d’une nappe tachée. En d’autres termes, il fallait faire fonctionner le pays sur une seule tête et le faire marcher sur ses deux jambes. Quiconque connait les rudiments du chant saisira l’image en une inspiration.

Imaginons que vous souhaitiez prendre du souffle pour entonner un air qui résonnera dans l’éternité de préférence (à y être), disons la Marseillaise ou l’Internationale, plutôt que les ritournelles de TINA (pas Turner malheureusement, l’autre là, la dame-de-fer- ; paix à son âme, quoique), vous adopterez instinctivement la posture adéquate : solidement ancrées dans le sol, vos deux jambes s’écarteront légèrement, dans le prolongement du bassin dégageant ainsi le thorax. En politique, c’est pareil. A peu près. On a besoin de clarté entre deux conceptions du monde, de la société, de l’individu, souvent diamétralement opposées, pour faire autre chose que pousser la chansonnette sous la douche (non, aucune allusion non plus à notre président et son goût pour la pluie). Rassurez-vous, le parallèle entre « faire de la politique » et « faire chanter » s’arrêtera là. Dans le cas contraire, j’aurais intitulé ce billet « Sarkozy, Balkany, Buisson et les autres ».

Mais je n’ai pas la tête à rire, pas plus que vous, je suppose. La tête, d’ailleurs on peut se demander qui l’a encore vissée sur les épaules. Pas le PS, on l’a dit et redit ici et là. Modem, UMP ou UDI ne vont pas mieux, coincés qu’ils sont par les nombreux torticolis à force de torsions à droite.

Le système institutionnel français ne marche plus ; ses deux jambes sont faibles et vacillantes et, tel le célèbre personnage de l’énigme du sphinx au soir de sa vie, nous le voyons désormais se traîner avec peine sur trois pattes. Un nouveau tripartisme émerge en effet, comme les résultats électoraux de ces Départementales 2015 semblent l’illustrer. Ce n’est cependant pas l’enracinement profond du FN qui en est la cause mais l’éclatement salutaire du bloc de « gauche ».

En effet, que nous disent ces dernières élections et comment peut-on articuler ces résultats avec l’analyse politique des forces idéologiques en présence ?

 

 

 

  • La fin des deux blocs

 

 

La première lecture éclairante concerne les rapports de force en part absolue, c’est-à-dire en nombre de voix entre les deux grands blocs de l’ancienne conception bipartite de l’échiquier politique français (dépassée, on l’a dit et on va tenter de le prouver). Et la comparaison de ces rapports de force avec celui qui ressortait du 2ème tour de l’élection présidentielle de 2012.

Les élections départementales n’ont jamais mobilisé les foules c’est un fait, et l’abstention a toujours été très élevée. Mais ce qui est intéressant c’est de noter la proportion des voix manquantes dans chaque « camp », tel qu’il se présentait jusque-là, à savoir un « bloc des gauches » comprenant PS, PC, PG, EELV, PRG, et diverses formations d’extrême gauche et un « bloc des droites » rassemblant UMP, Modem, UDI, Centre, FN, et diverses formations d’extrême droite.

Lors de ces départementales 2015, le bloc des gauches a reçu le vote d’un peu plus de 7,4 millions d’électeurs quand le candidat Hollande s’était vu accorder la confiancede 18 millions de Françaises et de Français. Plus de 10,5 millions de personnes ayant voté à gauche en 2012 se sont donc ajoutées cette fois aux abstentionnistes ou ont voté blanc ou nul. Soit 3 personnes sur 5 parmi l’électorat ayant glissé le bulletin Hollande au second tour de 2012.

Le bloc des droites a enregistré dimanche 22 mars près de 12,6 millions de voix, soit un manque d’un peu moins de 4,3 millions de voix exprimées par rapport au score de Nicolas Sarkozy lors du 2nd tour de 2012. 1 électeur de droite sur 4 s’est dont ajouté aux abstentionnistes ou a voté blanc ou nul cette fois.

3 électeurs de Hollande sur 5 contre 1 électeur de Sarkozy sur 4 ont donc refusé de glisser un bulletin pour ce que l’on nomme improprement, on le voit bien, « leur camp ». La gauche est ainsi bien plus touchée dans la démobilisation, d’autant qu’à droite, on constate une aspiration des voix de la droite républicaine par un FN semble-t-il enthousiasmant. Le FN gagne ainsi près de 400 000 voix sur cette élection par rapport aux Européennes et seule 1 voix sur 5 lui a fait défaut par rapport au 1er tour de la présidentielle.

Le rejet de la politique menée par le gouvernement depuis 2012 semble bien avoir dégoutté une frange massive de l’électorat progressiste qui signifie, par son refus de se reporter sur les formations de gauche alternative au PS, sa volonté de désertion pure et simple du terrain de jeu institutionnel actuel.

Il serait toutefois inexact de continuer l’analyse en amalgamant les « gauches » dans un seul bloc. Outre l’affaiblissement incroyable de l’union de la droite face au FN, ce qui explique le ni-ni de Nicolas Sarkozy, engagé dans une course à la survie mortifère avec Marine Le Pen – la question étant de savoir qui mangera l’autre, même si idéologiquement nous avons la réponse depuis 2008-, l’enseignement le plus intéressant de ce scrutin semble résider dans la redéfinition de l’espace à gauche.

 

  • L’éclatement de la gauche en deux camps masque l’union de façade d’une droite républicaine fragilisée comme jamais

 

 

Le score agrégé des candidats PS et PRG ou issus d’accords du PS avec certains de ses partenaires de gauche (quelques rares PC, Verts ou sans étiquette), cette fameuse « union » de la gauche qui semble si fragile, a permis d’obtenir 4,4 millions de suffrages exprimés.

 

Le score agrégé de tous les candidats de gauche partis en dehors de tout accord avec le PS est d’un peu plus de 3 millions de suffrages.

 

Ainsi si l’on en revient à ces scores relatifs nationaux qui ne donnent pas grand-chose de plus qu’une vague indication, les résultats des départementales voient quatre blocs se dessiner clairement :

 

La droite hors FN est à 36,4% des voix exprimées

Le FN est à 25,2%

Le PS avec accords est à 21,8% maximum*

La gauche alternative hors PS est à 15% minimum*

 

(* en raison des classifications polémiques de certains candidats par le Ministère de l’intérieur)

 

De ces 4 grandes familles, une au moins va éclater malgré cette dernière -ou avant-dernière si l’on songe aux régionales- union de façade nécessaire pour reconstituer des forces pour le véritable enjeu de 2017.

Contrairement aux apparences, la droite dite « républicaine » n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui.

 

Sans aucun ancrage local, avec seulement 3 conseillers généraux sortants sur les… 3996 actuels, sans avoir besoin de mener campagne, sans programme, présentant un grand nombre de candidat.es fantômes ou sélectionné.es sur des critères pour le moins étonnants (111 candidat.es âgé.es de 80 ans ou plus, soit 81% de l’ensemble des candidat.es figurant dans cette tranche d’âge, 257 candidat.es âgé.es de 25 ans ou moins soit 53% des candidat.es, 92 candidat.es ayant ouvertement proféré des propos racistes, antisémites, homophobes ou sexistes dont un grand nombre devraient tomber sous le coup de l’incitation à la haine, le parti de Marine et de Marion Le Pen n’a aucunement pâti de la dénonciation en règle de ses impérities par le gouvernement et les médias. Il semblerait même que ce soit le contraire qui se soit produit.

 

Le score incroyablement élevé du FN sur l’intégralité du territoire, rural, péri-urbain comme cantons des grandes villes progressistes, est plus inquiétant que tous les derniers succès engrangés jusque-là.

On ne peut plus les mettre sur le compte de l’aura charismatique de sa dirigeante ni les requalifier pour partie en cris contestataires désespérés.

 

Malgré l’exposition au grand jour, depuis un an, de l’anti-gestion du « vivre-ensemble » par les élus FN dans les mairies conquises : destruction de la culture et du tissu associatif, contestation du triptyque républicain, dérive sécuritaire avec armement de policiers municipaux, développement inefficace, couteux et liberticide des caméras de surveillance, stigmatisations de populations, chasse physique de groupes de personnes, harcèlement moral des agents territoriaux, enrichissement personnel immédiat des élus, etc, nous constatons aujourd’hui qu’il suffit au FN d’être présent dans une élection pour engranger des voix. Peu importe la personne qui en porte la flamme, elle n’est que la brindille nécessaire à son embrasement.

 

Le PS dit de gauche et la droite dite républicaine en sont pour partie responsables mais si cet état de fait permettra à l’un de surseoir au jugement dernier des urnes et de sauver temporairement sa peau, la seconde est prise au piège et va contribuer à en resserrer le nœud coulant en s’agitant sous la corde.

 

Sous la houlette de Nicolas Sarkozy, l’UMP n’a cessé de durcir son discours depuis 2005, réactualisant d’une certaine façon à l’attention du FN, et non sans un certain succès, la fameuse stratégie du baiser de la mort jadis théorisée et mise en œuvre par François Mitterrand avec le PC. Ce qui avait fonctionné en 2008 ne résista pas à l’épreuve du pouvoir et aujourd’hui le rapport de force engagé autour de cette stratégie de siphonage électoral s’est retourné au profit de Marine Le Pen. Non seulement l’UMP a banalisé les thèmes et les propositions de l’extrême droite mais elle sera désormais constamment débordée et marginalisée sur tous les sujets : ce n’est désormais plus elle qui mènera la danse. Elle semblera se dédire si elle dénonce le soubassement idéologique du FN, ce qu’elle ne fait donc pas, elle renforcera l’argument phare du FN au sujet du « système UMPS » si elle en appelle à un front républicain, ce qu’elle ne peut donc plus faire.

Elle est ainsi condamnée à la surenchère sécuritaire avec le FN d’une part et à un recentrage du discours officiel sur la question économique d’autre part. Et sur ce terrain non plus, l’UMP n’est plus en mesure de maîtriser tempo et positionnement car elle est mordue par un PS qui a fait sa mue sur une ligne social-libérale assumée.

 

La seule option de Nicolas Sarkozy est de renforcer encore si cela est possible le libéralisme économique en s’attaquant ce faisant au deuxième point fort du FN, permis cette fois par le dévoiement du PS : le retournement improbable de la vision libérale de Jean-Marie le Pen en une défense apparente par sa fille du corpus économique de gauche: de la dignité à rendre aux classes moyennes et populaires en terme de pouvoir d’achat et de travail retrouvés, à la dénonciation de l’Europe ultra-libérale en passant par la défense des services publics et d’un certain patriotisme productif…

 

Le « ni-ni » sarkozyste est donc inéluctable dans sa stratégie personnelle (ne pas se faire phagocyter par Marine le Pen) mais intenable pour son camp : comment les centristes et les membres de la droite modérée accepteront cette fuite inconséquente ? Comment assumeront-ils les durcissements idéologiques sur les plans économiques, sociaux et sociétaux ? Laisser à Manuel Valls leur espace naturel ? Hors de question ! Alain Juppé a une grande carte à jouer pour 2017 s’il tient bon dans l’affrontement.

 

L’éclatement de la droite actuelle serait l’occasion d’une clarification de l’échiquier politique avec un centre social-libéral « d’union sacrée » qui pourrait aspirer une partie du PS dans un arrangement de circonstance puisqu’il n’y aura pas la place pour deux positionnements sensiblement identiques, et une droite dure marginalisée dont une grande partie s’agrègera au pôle magnétique du FN. Pour ce faire, cette partie devra œuvrer (et elle a commencé) pour faire monter Marion Le Pen aux côtés de la tante et finir de verrouiller une stratégie électorale odieusement gagnante : le discours antilibéral d’un côté et la continuité libérale assumée dans les faits de l’autre. Du NSDAP version 2017.

” L’éclatement de la droite actuelle serait l’occasion d’une clarification”

Par ses gesticulations inconsidérées sur le plan tactique, Nicolas Sarkozy sert donc les intérêts de Marine le Pen et continue de s’affaiblir dans ses propres rangs. Ils ne s’y trompent d’ailleurs pas, tous ces cadres et candidat.es issu.es de « l’union de la droite » qui, depuis lundi frondent la parole du chef et refusent la stratégie du ni-ni.

Voilà ainsi le deuxième enseignement de ce scrutin des départementales 2015, un FN excessivement puissant dans les rapports de force à venir à droite avec une recomposition plus que probable de la droite et du PS : la constitution du grand arc centriste fantasmé depuis François Mitterrand sans que les conditions matérielles n’aient encore été réunies jusque-là et une droite dure recomposée autour du FN avec un double discours sur le plan économique. Le troisième élément dont on voit les prémisses se renforcer dans ces élections est la conséquence de cette recomposition du camp libéral : l’émergence sous certaines conditions, ou la nécessité à tout le moins, d’une gauche antilibérale forte et unie.

 

  • Emergence d’une force progressiste alternative

 

 

Sur la question de la nécessité d’une vraie force de gauche qui appliquerait un réel programme de gauche, il n’y a qu’à revenir au score du candidat de gauche en 2012 et à la désertion massive de son électorat depuis, pour s’en convaincre. Car il est faux de dire que le pays s’est droitisé. La frange droitière du pays s’est légèrement renforcée et a pris confiance, elle se mobilise et sort du bois. Mais 10,5 millions de personnes ayant voté pour F.Hollande en 2012 n’ont voté pour aucun candidat de « gauche » cette fois. 10,5 millions sur les 21,1 d’abstentionnistes de dimanche. 1 abstentionniste sur deux au moins a le cœur à gauche. Il serait ensuite intéressant de connaître les 10 autres millions d’abstentionnistes.

Conscientisés ou pas, difficile de le savoir en réalité. De plus en plus d’abstentionnistes sont au contraire tellement « conscientisés » que seul un changement total de régime institutionnel et de système économique constitue à leurs yeux un début de réponse adaptée. Car à mépris… mépris et demi. Le vote blanc qui envoie un signal censé délégitimer ou réduire la légitimité et donc accroitre la responsabilité des élu-es n’étant toujours pas pris en compte, ils n’ont pas beaucoup d’autre choix que l’abstention. Si crier sert ceux que vous voulez faire taire, alors à quoi bon ? Ce n’est pas ma position loin s’en faut car j’estime qu’il y a quelques airs au moins qui méritent d’être encouragés, mais je la comprends politiquement.

En tout état de cause, on ne prendra pas beaucoup de risque à supputer que conscientisés ou pas, ces abstentionnistes ne se sentent pas transportés ni enthousiasmés. Et mis à part certains électeurs sur-mobilisés du FN, les demeurés imperméables à tout enjeu de vie collective ou les individualistes forcenés doivent être bien rares. En tous cas ils ne sauraient se compter en une dizaine de million, ce qui s’écrit 10 000 000, on a tendance à l’oublier… Et ne parlons même pas des personnes non inscrites sur les listes.

 

Pourquoi parmi ces abstentionnistes, les personnes progressistes ne trouvent-elles pas leur compte dans une des propositions alternatives de gauche ? Car certes la gauche hors PS a agrégé 15% des suffrages exprimés, ce qui est un signe encourageant du chemin à emprunter. Mais ces 15% représentent peu ou prou l’addition des scores habituels des différentes forces en présence.

Le camp progressiste a besoin d’une vraie dynamique de contestation radicale du jeu actuel (institutionnel sur le plan national et européen, économique, social, culturel) et non pas de l’agrégat d’appareils, peu clairs pour certains dans leur stratégie et discours car traversés par des lignes de démarcation idéologiques, décrédibilisés pour partie pour les autres en raison d’alliances fragiles sur le plan de la tactique électorale et de la reproduction de comportements conspués par les fameux abstentionnistes « conscientisés » évoqués plus haut : culte des chefs, organisation encore trop pyramidale malgré les tentatives parfois artificielles de déconstruction, précipitation dans la course électorale sans travail de fond programmatique.

Mais tout cela demande du temps et le chemin emprunté me semble le bon ; je n’en vois pas d’autres de praticable, aujourd’hui, dans notre pays qui ne peut pas s’appuyer sur les forces sociales des gauches antilibérales grecques ou espagnoles ayant permis là-bas la montée en puissance rapide des Syriza et Podemos.

Je crois néanmoins nécessaire, pour que ces prémisses d’union de la gauche antilibérale se développent en dynamique, de se délester le plus rapidement possible des vieux réflexes qui mènent encore la danse dans l’ancienne conception politique : attrait de la lumière pour la lumière, fausse convivialité confinant à du clientélisme en puissance, manque de solidarité en dehors des intérêts organiques, paresse intellectuelle, utilitarisme dans les « tactiques » de rassemblement…

Il est donc nécessaire de cesser de jouer le jeu des appareils actuels. Il est nécessaire de constituer partout des groupes locaux sérieux. De multiples petits groupes de travail et d’action, de réflexion approfondie sur des sujets concrets et sur des sujets plus théoriques. Je crois nécessaire que toutes les personnes de bonne volonté se forment et s’expriment où elles peuvent, dès qu’elles peuvent, comme elles peuvent. En refusant les règles de l’ancien jeu mais en menant celui du combat idéologique, patient, constant, endurant. Le temps de l’émulsion viendra, à cette seule condition.

C’est ce à quoi nous nous employons notamment au sein de Casa Nova Toulouse Métropole, à côté de ces mouvements « partidaires » qui ont amorcé la logique de dépassement des chapelles de façon bienvenue et salutaire comme l’a fait Alternative citoyenne ici. Mais ayons bien en tête que pour construire, il est nécessaire de déconstruire, jusqu’aux fondations.

Pour chanter juste, oublions le folklore de la guitare et des chapeaux sur les marchés, il faut se concentrer, aller chercher la force en bas du bassin, prendre le souffle nécessaire et poser sa voix sur des notes que l’on sait écouter et identifier. Sur une partition commune.

 


UN COMMENTAIRE SUR L’émergence du tripartisme… mais pas celui que l’on croit

  1. Romain JAMMES dit :

    Salut Laure,

    Je partage en partie ton analyse, en grande partie même.

    Cependant j’ai une question sur ta dernière phrase, je ne suis pas bien sûr de comprendre son sens. Elle m’a interpeler parce que la musique sur les marchés, j’en ai fait avec Alternative Citoyenne.

    Voilà comment je la comprend : “Nous devons oublier l’agitation/propagande (outils d’éducation populaire) et baser le mouvement citoyen qui permettra le dépassement des chapelles par une réflexion plus posée et longue. Plus profonde peut-être.”

    Si j’ai bien saisi le sens permet moi un commentaire : Je ne vois pas d’incompatibilité, au contraire. Je pense qu’il faut de l’implication citoyenne très large dans la construction de cet outil que nous voulons tous les deux. Cette implication ça doit même être le point de départ, dans l’idéal pour moi, parce que je ne suis pas favorable à ce qu’on fasse le meilleur programme du monde dans un entre-soi.
    Donc l’agitatoire, le fait de faire campagne, d’utiliser des outils de transmissions différentes d’idées ou simplement de ce qu’est la politique, c’est un outil indispensable pour que tout le monde puisse s’impliquer dans la réflexion plus longue, ou ce chant juste qui pars du bas du bassin.

    voilou

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