Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

L’économie ? Comme le foot !

En avant-veille d’un match de football, vous aurez surement remarqué que s’expriment autant d’avis sur la composition d’une équipe ou le jeu à développer qu’il existe de commentateurs. Et après le match, tous refont le match. Il ne vous échappera pas que si deux mêmes équipes sont alignées sur plusieurs matchs, pas un ne sera identique à l’autre, pas un joueur ne jouera de la même façon, pas une action ne sera reproduite. Pourtant le principe du jeu ne change pas : le foot se joue au pied depuis toujours, pas avec les mains.

L’arbitre fait respecter les règles du jeu et n’en invente pas, même s’il commet des erreurs ayant une influence sur le jeu et/ou le résultat. Tout le monde accepte le côté imprévisible du jeu. Hors corruption, ce n’est pas une morale issue des dirigeants du foot qui détermine le résultat d’un match mais la forme des joueurs le jour du match et le respect des règles gravées dans le marbre.

« L’économie est un immense terrain de jeu qui s’appelle “marché” »

Pourquoi n’en est-il pas de même en économie ? L’économie est un immense terrain de jeu qui s’appelle « marché ». Chacun peut participer pour être, tour à tour, consommateur/producteur, à l’instar du défenseur/attaquant. On peut même, à ses heures perdues, être commentateur économique pas très avisé. Le marché ne consiste-il pas simplement à échanger aléatoirement des biens et des services entre humains ? Et chaque jour qui passe, voit tout acteur réaliser des échanges différents de la veille. Le marché est loin d’être l’infernal machin législatif et fiscal construit par des gouvernants sur un fondement moral douteux.

Intégrons que les règles d’échanges sont naturelles et simples. Un producteur offre un bien ou un service. Le consommateur est libre de prendre ou de ne pas prendre l’offre. Dans un échange honnête, il ne peut y avoir de perdant, juste 2 gagnants. L’arbitre est présent pour régler un litige contractuel qui surviendrait lors de l’échange. C’est le rôle d’une justice et d’une police d’amener au règlement pacifique. Et la politique ? Et bien elle se doit de limiter l’abus de pouvoir des acteurs et de l’arbitre par rapport aux règles fondamentales. Un point, c’est tout.

A ce stade, comprenez pourquoi l’économie est soumise à des crises : le pouvoir politique bafoue lui-même le Droit. Il modifie sans cesse les règles du jeu et intervient dans nos actions quotidiennes. A l’image des dirigeants du football qui laissent jouer les joueurs, politiciens, cessez de créer des règles nuisibles à la liberté : laissez-faire l’acteur économique que chacun de nous est.

 

 


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