Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Le tonneau des Danaïdes

Chacun a entendu cette expression où les Danaïdes expient à jamais le meurtre de leurs époux en transvasant de l’eau dans un tonneau sans fond. Elle s’applique à tout travail infructueux ou inutile que l’on oblige à financer ad vitam æternam en dehors des règles du libre-échange. C’est ainsi le cas des emplois financés aujourd’hui par la fiscalité en lieu et place du marché : fonctions politiques, fonctionnaires et emplois issus d’aides, de subventions ou de cotisations relevant de la spoliation fiscale. Or le meilleur « emploi » du temps d’un être humain est celui qui consiste en services réels que les hommes sont amenés à se rendre mutuellement par libre consentement. En se rendant utile aux autres, l’être humain assigne  un noble but à son existence en tant que citoyen libre et responsable. Mais un travail qui ne se traduit pas en services productifs est vain pour tout le monde. Et on ne devient homme qu’à une unique condition : acquérir tous les jours plus de vigueur morale en sachant que l’on n’a rien sans peine dans ce monde et que l’effort seul a raison de notre impuissance native. Pour former l’homme à devenir producteur de services utiles pour les autres et pour lui, deux grands moyens sont à utiliser : l’instruction et l’éducation. L’éducation fait l’homme moral, l’instruction lui donne les armes de l’esprit pour agir et accroître les utilités au sein de la société. Lorsqu’il commence à parler, l’enfant questionne : sur le bien et le mal, sur le juste et l’injuste.

« L’éducation fait l’homme moral »

Les réponses apportées le rendront idiot ou savant, bon ou méchant. La France d’aujourd’hui a collectivement sombré dans la négation même de l’effort individuel. L’éducation « nationale » engendre, par son système marqué par les statistiques et engouffrant toujours plus de moyens pour de plus piètres résultats, la pire des solutions pour chaque enfant. Même l’enfant moyen garde, en grandissant, les défauts de son enfance, et leur ajoute chaque année son lot d’imperfections nouvelles. En perdant de vue l’éducation à la liberté, la société française marche à reculons. En perdant de vue que l’économie est par nature politique, les politiciens entraînent par leurs interventions économiques sans fin, l’ensemble des Français vers la faillite. L’étatisme est le tonneau des Danaïdes pour l’argent des contribuables, cet argent censé apporter la richesse future. Apprendre à parler, lire, écrire, compter ne suffira pas à retrouver le bon sens : comme vu dans la chronique de la semaine dernière, la quantité d’argent ne fait pas la richesse. Il est temps de comprendre que vivre aux dépens des autres par la fiscalité est le déni de l’être humain et de ses efforts. C’est la direction de l’échec. Le socialisme n’a jamais réussi, il ne réussit pas, il ne réussira jamais !

 

 

 


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