Alex Lekouid
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Lekouid
L comme Lekouid

Le théâtre de l’histoire  

Les termes curieux utilisés dans le monde du théâtre sont les vestiges de son histoire. Par exemple : le comédien n’utilise pas les mots, droite et gauche pour s’orienter sur scène, mais, côté cour pour désigner la gauche et côté jardin pour la droite. Repère pris lorsqu’il est sur les planches face au public. À l’inverse le spectateur assis face à la scène, a le côté cour sur sa droite et le côté jardin sur sa gauche. Avant la Révolution française le côté cour se disait côté du roi et le côté jardin, côté de la reine. Cela correspondait à l’emplacement de leurs sièges. Après la Révolution, la référence royale a été remplacée par celle du théâtre des Tuileries. Un des côtés donnait sur le palais, donc, la cour, et l’autre sur le jardin.

À l’origine, c’est avec un “brigadier” bâton recouvert de velours rouge et de clous dorés, que l’on frappait le sol, juste avant le lever de rideau. Selon l’hypothèse religieuse, les 11 premiers coups feraient référence aux 12 apôtres de Jésus sans Juda et les trois coups suivants à la Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Une deuxième hypothèse dit que les trois coups correspondraient aux saluts effectués par les comédiens à la reine, au roi et au public.

« Il ne vous reste plus qu’à réserver des places pour le théâtre »

La troisième hypothèse serait que le régisseur martelait le plancher pour prévenir ces équipes du début de la représentation. Ensuite, chacune des trois équipes (cintres, coulisses, dessous de la scène) répondait par un coup de l’endroit où elle se trouvait (les trois coups). De nos jours, à la Comédie française, on frappe six coups pour évoquer la réunion des deux troupes fondatrices de 1680, celle de l’Hôtel de Bourgogne et de l’Hôtel Guénégaud.

Nous connaissons tous cette pratique qui consiste à dire « Merde » pour se souhaiter bonne chance.  Eh bien, l’origine remonte au XIXe siècle et fait référence au crottin de cheval laissé devant les salles de théâtre. Les spectateurs de l’époque se rendaient aux représentations en calèche. Stationnés près de l’entrée, les chevaux déféquaient librement. Plus la pièce était populaire, plus le nombre de chevaux pouvant se soulager sur place était important. Du coup, les comédiens se souhaitaient, avec humour, une forte concentration de crottin, synonyme de succès. Maintenant que vous savez tout, il ne vous reste plus qu’à réserver des places pour le théâtre, à cour ou à jardin, y aller en calèche, compter le nombre de coups avant le lever du rideau et repartir chez vous en faisant attention où vous mettez les pieds…

 

 

 


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