Alex Lekouid
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Lekouid
L comme Lekouid

Le tampon du désespoir

Nous nous interrogeons tous sur le devenir de notre société et la place qu’elle réserve à nos enfants. Personne ne peut le nier, les difficultés sont grandissantes : le pouvoir d’achat en chute, le chômage épidémique, la politique en désuétude, la planète agonisante, tout cela dans un climat de guerre, ponctué de migrants, d’attentats et de crashs d’avions. Plongées dans l’angoisse et la torpeur latente, les mentalités deviennent subjectives et radicales. Les gens veulent se protéger à tout prix, quitte à transgresser leurs valeurs morales et humaines. Cette attitude peut s’expliquer, mais quelles en seront les conséquences ? Voici un récit qui devrait nous éclairer. Le directeur d’un camping fait un dernier tour avant d’aller se coucher, quand il remarque un attroupement inhabituel sur le parking. En s’approchant il découvre avec stupeur, une dizaine de gamins entre 8 et 12 ans, dont son fils, titubants ou allongés, tous complètement saouls. Consterné, il cherche parmi les sodas posés par terre et ne trouve qu’une bouteille d’alcool très peu entamée ! Une fois les parents alertés et tout ce petit monde pris en charge, l’homme patiente dans l’incompréhension, jusqu’au réveil de son rejeton.

« Se protéger quitte à transgresser leurs valeurs morales et humaines »

À peine l’adolescent ouvre-t-il les yeux que son père l’assaille de questions, mais le mouflet léthargique garde le silence. La mère pénètre dans la chambre avec un tampon hygiénique à la main et demande à son garçon « que fais-tu avec ça dans la poche de ton pantalon ? » Le fiston honteux, se met à bafouiller « c’est un jeu maman, on le trempe dans la vodka et on se le met dans le derrière pour se faire un trip. » Inutile de vous dire à quel point les familles ont été désarmées devant cette révélation. Le procédé « tampon vodka » permet, avec très peu d’alcool, d’alimenter directement le système sanguin, par l’intermédiaire des muqueuses non protégées du vagin et de l’anus. L’ivresse est rapide et mène souvent au coma éthylique. Des études comportementales expliquent que ce genre de phénomène est déclenché par une peur inconsciente de l’individu. L’atmosphère de catastrophes, les discours alarmistes et nos conclusions fatalistes sur le futur, seraient perçus par nos ados comme une fin annoncée. Cela provoquerait chez certains le besoin de vivre des sensations extrêmes pour se libérer de cette terreur qu’ils ne peuvent nommer, le non-avenir ! Rappelons-nous d’entretenir l’espoir car il est essentiel à la vie, sans quoi les nouvelles générations se noieront dans le désespoir.

 

 


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