Stéphane Baumont
Stéphane
Baumont
Le Politique Show

Au-delà de « Super Marion » (Bartoli) qui pourrait bien devenir la « Suzanne Lenglen » du XXI° siècle et montrer que décidément en tennis « l’insidieuse malfaisance du père peut, une fois réglée, permettre la victoire de la fille… libérée » ; plus que le grand coup frappé par Froome qui conduit tout de suite au questionnement traditionnel du dopage après de telles performances ; autant que la guerre civile et le chaos dans lesquels semble s’enfoncer l’Égypte (Morsi semblant être selon G. Kepel « un fondé de pouvoir d’une espèce de franc-maçonnerie islamiste qui déciderait du sort du pays dans le secret ») c’est l’actualité politique française qui suscite nombre de commentaires non seulement après le limogeage de Delphine Batho et son remplacement par Philippe Martin – ancien Préfet et Président du Conseil Général du Gers – dont le républicanisme axiomatique et le sens de la communication politique devraient faciliter la fameuse transition écologique et répondre aux deux questions que pose Nicolas Hulot dans le JDD : « 1) Va-t-on mettre une éco-conditionnalité à tous ces investissements ? 2) Que donnera la conférence environnementale en Septembre ? » Un limogeage qui montre qu’il y a ministre « ordinaire » et politique (avec des troupes, Montebourg). Un limogeage où certains voient plus l’expression d’un autoritarisme que d’une autorité, un limogeage presque au cœur ardent d’un été qui envoie ses premières chaleurs aux juillettistes et aux politiques – Nicolas Sarkozy surtout – et du Conseil Constitutionnel sur le dépassement du plafond des comptes de campagne (non sanctionnés pour les candidats Balladur, Chirac, Royal) et qui posent la question de savoir si en 2017 il faudra adapter les règles aux nouvelles exigences des campagnes (meetings télévisés, internet), le plafond actuel de 22,5 millions d’euros semblant trop bas. Quelles sont les conséquences politiques de la décision du Conseil Constitutionnel, organe politique ou organe juridictionnel, alors que l’UMP se voit privée de près de 11 millions d’euros de frais de campagne ? 1) Ce rejet des comptes peut lui rendre service car il peut ainsi revenir plutôt que prévu 2) Ne siégeant plus au Conseil Constitutionnel, il retrouve sa liberté de parole, il organise donc la contre-attaque dès Lundi 8 juillet 3) Le retour peut combler un vide dans une UMP en crise, « personne ne s’est réellement émancipé de lui » (Pascal Perrineau) 4) En affirmant qu’il est victime d’un complot, d’un acharnement contre lui, il réveillera le « bonapartisme » de sa posture et tentera de réinventer le « vol de l’Aigle » dans une stratégie d’occupation du terrain, entre riposte et retour 5) L’UMP peut avoir le sentiment, au moment où Juppé ne désespère pas de se voir offrir un destin présidentiel, d’avoir retrouvé son leader naturel sans qu’il ait été besoin – alors que c’eût été utile et porteur- d’exercer le fameux droit d’inventaire pour se repositionner idéalement pour les échéances électorales de 2014 6) Les principaux acteurs de l’UMP doivent faire bloc derrière lui, restant d’après les sondages le favori des électeurs de l’UMP pour l’élection de 2017. La machine (rouleau compresseur ?) Sarkozy est à nouveau en marche… il reste près de quatre ans avant la présidentielle… Une éternité en politique !

 

Stéphane Baumont


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