Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Le PIB, cette fourberie macroéconomique…

Plus un sujet est hors d’atteinte du raisonnement du citoyen, plus la manipulation des gouvernants est efficace.

S’il est un mythe économique qui impacte la vie quotidienne de chacun, c’est bien celui qui se veut définir la richesse à partir du Produit intérieur brut, le fameux “PIB”. Cet agrégat économique inclut notamment la dépense publique comme produit de richesse, ce qui est une tromperie.

Prenons un exemple didactique. Supposons qu’un individu produise (le producteur) un bien ou service pour une valeur de 100, peu importe l’unité monétaire puisque la valeur n’a rien d’absolu. Cette valeur n’existe que si un consommateur consent à en payer le prix de manière libre et volontaire, c’est-à-dire que l’échange est le résultat du libre choix entre le producteur et le consommateur.

Cette rencontre entre l’offre du producteur et la demande du consommateur entérine l’échange en attribuant une valeur à ce qui a été produit. Le consommateur s’enrichit du produit ou service par échange d’une rémunération au producteur qui a estimé que c’était le prix de son effort.

« L’intervention politique dans l’échange, va provoquer un déséquilibre »

L’intervention politique dans l’échange, va provoquer un déséquilibre. Supposons que le producteur soit forcé de se démunir par la fiscalité de 20 sur les 100 reçus du consommateur. Comprenons que le producteur n’obtiendra pas avec 80 ce qu’il pouvait espérer avec 100. Il devra faire un effort supplémentaire pour compenser cette perte. Constatons que la fiscalité n’augmente pas la richesse produite même si le consommateur consent à payer le prix de 80+20 = 100.

Or, pour les adeptes du PIB, l’Etat pourra dépenser 20. Certes, la comptabilité du producteur fera ressortir une production à 80 et non à 100 alors que la valeur totale produite de 80+20 soit 100 est exclusivement issue du producteur. Notons l’escroquerie qui fait passer des vessies pour des lanternes.

L’État d’aujourd’hui, incapable de contractualiser ses services, les propose grâce à la spoliation légale (pour la France, remplacez les 20 de notre exemple par 57). Il peut toujours être avancé que sans service public, la production ne pourrait se faire. Affirmation sans fondement : la mafia ou un simple bandit de grand chemin agissent de manière similaire à l’État. Rien ne prouve que les services de ce dernier, s’ils ont une utilité, ne puissent pas être satisfaits au sein du marché. Au contraire, notons qu’aucun régime autoritaire n’a eu de succès économique.

Concluons que la richesse se crée par la liberté économique, pas par la contrainte ou l’arbitraire de dirigeants politiques ou syndicaux.


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