Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Le Petit Prince : rendez-vous raté !

Pour beaucoup, “Le Petit Prince” reste un des meilleurs souvenirs de leurs lectures d’enfance ou d’adolescence… On connait l’histoire presque par cœur:

L’auteur, aviateur, tombe avec son avion en plein désert du Sahara. Pendant qu’il s’efforce de réparer son appareil, apparaît un petit garçon qui lui demande de lui dessiner un mouton. L’auteur apprend aussi que ce « Petit Prince » vient de l’astéroïde B 612. Il lui raconte alors son voyage sur d’autres planètes et son arrivée sur la Terre, où il a pu parler avec un renard qui lui a appris que pour connaître il faut « apprivoiser », et que cela rend les choses et les hommes uniques. « L’essentiel est invisible pour les yeux», dit-il. Pour retrouver sa rose, Le Petit Prince repart chez lui en se faisant mordre par un serpent…

Ce résumé, assez froid, ne peut traduire l’émotion, la poésie que transmet ce texte… Et combien d’enfants ont eu les larmes aux yeux lorsque le serpent mort le Petit Prince…

Ici, dans ce film, le réalisateur a choisi un tout autre projet… l’histoire du Petit Prince ne sert que de toile de fond à l’histoire d’une petite fille… qui habite dans une banlieue américaine (!) :

Pour réussir son entrée à la prestigieuse Académie Werth, la Petite Fille et sa maman emménagent dans une nouvelle maison. Les vacances studieuses de la Petite Fille, vont être perturbées par l’Aviateur, un voisin aussi excentrique que généreux qui écrit l’histoire du Petit Prince.

« Une très grosse déception »

C’est alors que l’aventure de la Petite Fille dans l’univers du Petit Prince commence, à travers des rencontres du Petit Prince avec le Renard, la Rose, le Serpent, le Vaniteux, le Businessman. Elle comprendra qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

Si, « l’essentiel est invisible pour le cœur », ici c’est l’émotion qui est invisible. Mark Osborne a réussi à détruire toute la poésie qui émanait du livre… La représentation que l’on se faisait du Petit Prince était celle des dessins de Saint Exupéry… fins, délicats et de couleurs pastel… Dans le film, on a droit à deux techniques d’animation; l’une pour l’histoire de la petite fille, l’autre pour les aventures du Petit Prince… Et, pour moi, les deux sont ratées… Surtout la petite fille qui est animée comme un manga japonais…

Une très grosse déception donc, surtout que l’attente avait été très longue… Un conseil : si vous aimez l’histoire du Petit Prince, si vous voulez replonger dans son univers poétique, alors, une seule solution : relire le livre d’Antoine de Saint Exupéry !

 

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