Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Le parti de «La France» qui gagne…

Je suis de ceux qui ont voté blanc au deuxième tour des Présidentielles, ne me reconnaissant ni dans les propositions de l’UMP, ni dans celles du PS. De ceux qui n’ont pas aimé la manière, dont la gauche et une majorité de mes confrères, ont tenté de salir Nicolas Sarkozy etc… Mais qui pourtant aujourd’hui n’est pas mécontent de la prestation du gouvernement Ayrault et encore moins de la manière dont François Hollande, rentre peu à peu dans la peau de Président de la République. Car pour moi seul l’intérêt de la France est important voire non négociable, avec les intérêts partisans des uns ou des autres. J’ai même craint pour sa vie, quand il s’est rendu au Mali, pour féliciter nos troupes et les remercier pour le travail accomplit. Mais le bémol que je veux apporter quand même, c’est l’excès de festivités accordé à la libération de Florence Cassez. Alors que dans le même temps, dans le plus grand anonymat, sans leur rendre les honneurs auxquels ils avaient droit, on rapatriait en France les corps de deux soldats français, morts en tentant de libérer l’un de nos otages…

 

Pourtant…

 

Oui, pourtant ce qui se déroule au Mali, ne doit pas nous faire oublier ce que nous réserve notre quotidien, ici en France. Voire même, de nous obliger à regarder la vérité en face : Arrêtons d’être dupes, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Et ce ne sont pas les dernières révélations de la Cour des Comptes sur le statut des plus privilégiés des employés de l’EDF qui vont nous rassurer. Tout simplement car ce n’est pas la première fois qu’il est dénoncé et qu’à un degré ou un autre, il relève plus de marronniers que d’une vérité toute fraîche à servir aux français avertis depuis toujours de ces abus.

Car tout simplement la majorité parmi nous, subit de plein fouet, cette logique implacable. Quasiment une lapalissade, tant elle est ancrée dans les mœurs. En haut de l’échelle ils auront toujours les bons avocats et les bonnes relations pour s’en sortir. Et tout en bas de la même échelle, depuis quelques années, les présentés comme les victimes de la société, auront toujours l’oreille d’une bonne assistante sociale et de quelques élus dont ils représenteront le fonds de commerce, pour être soutenus.

Alors, reste comme toujours celles et ceux qui quoiqu’il arrive seront toujours condamnés à ramer pour satisfaire aux doléances et besoins des uns et des autres. Une majorité silencieuse qui, vaille que vaille, maintient le cap et permet au bateau «France» de toujours avancer. Mais pour combien de temps encore ?

Alors, si à cet état de fait on ajoute l’inavouable, à savoir que notre démocratie, ne servirait en fait qu’à la prise du pouvoir, à droite comme à gauche, pour mieux servir la soupe aux copains, on aura vite fait le tour de la question : France, vers quelle inconnue nous diriges–tu ?

 

Il faut changer la donne

 

En fait, la seule vraie question qu’il serait temps pour nos élus de se poser voire de leur poser, tant une ambiance d’implosion nous guette, depuis trop longtemps serait la suivante : Pourquoi ce trop-plein d’injustices scelle-t-il toujours plus notre quotidien ? Pensent-ils vraiment et au plus profond d’eux que ce mauvais scénario puisse perdurer encore longtemps ?

Voyez, pour les retraites, comme pour tout le reste d’ailleurs, on nous prédit qu’à l’horizon 2020 on ne pourra plus les financer en l’état ? C’est du moins ce que nous racontent, à longueur de temps d’antenne et de colonnes de journaux, nos élites en principe bien informées. Sauf qu’on le prédisait déjà en 1960, en 1980, et même en 2000… Mais surtout, avant de vouloir tout changer et notamment de demander à des femmes et des hommes qui «bossent» depuis l’âge de 16 ans que pour arranger la collectivité ils devront travailler 3 ou 4 années de plus… Allons chercher l’argent là où il se trouve.

Par exemple, chez celles et ceux qui ont pour sport favori le travail au noir et ils sont nombreux. Pour la plupart, ils ont même pignon sur rue, on le sait. Mais aussi chez les autres ceux qui savent se payer les supers conseillers en «dissimulations» en tous genres et investissent au nez et à la barbe de tous, particulièrement à l’étranger.

Mais aussi, chez les soi-disant démunis, l’autre volet de la «commedia dell’arte» auquel nous assistons depuis trop longtemps. Car pour la plupart, ils sont avertis des aides en tous genres et savent se mettre dans les bonnes conditions sociales pour être «éligibles» à tous les soutiens possibles et imaginables. Au point, le plus souvent, d’avoir un train de vie quotidien bien supérieur à celle et ceux qui chaque matin ont une pointeuse pour régler leur vie. Des pratiques frauduleuses qui génèreraient en France et chaque année, plus de 150 milliards d’Euros de pertes pour l’Etat.

En fait et surtout, aujourd’hui se pose la question du devenir de la vraie France «d’en bas», celle qui fait bouillir la marmite ? Celle des ouvriers, des petits agriculteurs, des petits artisans, des professions libérales, des petits commerçants, des petits patrons qui doivent travailler toujours plus pour, en fait, chaque année gagner de moins en moins ? Oui, qui se préoccupe de ces Français toujours plus majoritaires et qui se débattent chaque mois avec un SMIC et la paperasserie étatique ? Qui se penche sur le quotidien de ces petits agriculteurs qui, eux, travaillent plus de 60h/semaine et 365 jours par an ? Sait-on que parmi tous ces Français, certains sont obligés de fréquenter les «Restos du Cœur» pour nourrir leurs enfants ? Quant à nos retraités, pas sûr que ceux qui n’auront pas su préparer l’avenir, ne soient pas obligés demain de trouver un complément de gain pour faire face aux besoins du quotidien.

Sans oublier, que nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous. Pourtant ce sont les honnêtes gens qui demain feront la prochaine révolution. Tout simplement parce qu’ils en ont assez que 1789 n’ait servi à rien, et d’être obligés aujourd’hui de subir injustice après injustice. Assez surtout que tous leurs sacrifices, toutes les couleuvres avalées depuis des décennies, n’aient pas servi à garantir au moins un mieux vivre à leurs enfants. En fait, qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts.

Aujourd’hui, il est peut-être temps aussi de revoir, de fond en comble, nos valeurs politiques. De dire «basta» à celles et ceux qui depuis 50 ans, à droite et à gauche, nous empêchent, à coup d’alternance, de mieux vivre, d’être simplement nous. Il faut tout réinventer. Des femmes et des hommes de valeurs existent partout. Manque seulement le parti de «La France qui gagne».

A nous de l’inventer, coûte que coûte… Car notre avenir est en danger…

Plus, que certains, prennent exemple sur le Pape Benoit XVI qui se retire, conscient que son âge avancé l’empêche de pouvoir aller jusqu’au bout de la mission pour laquelle il était élu… Quant aux prophéties de Nostradamus, là est un autre sujet que l’on abordera peut-être un jour.

 

 

André Gallego

Direction ligne Editoriale

Président France Génération Plurielle

andreg@aol.com


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