Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Le naturel fait bien les choses

Une brise frôlant tendrement les cheveux d’une actrice, une vague s’écrasant sur le torse d’un acteur, ce sont autant de petites choses qui peuvent faire une grande scène. Souvent, c’est d’ailleurs à ce moment précis, où la nature entre –naturellement- en contact avec le personnage, où le réalisateur choisit de ralentir le rythme, de laisser la caméra tourner et de tout arrêter juste un instant (cf. critique ciné de la semaine sur Landes, où la forêt est maîtresse).

Tout se fige et le décor prend toute sa splendeur. Ces moments-là se font de plus en plus rares au cinéma. Certains les détournent, comme Tarantino lorsque quelques gouttes de sang viennent gicler au ralenti sur une fleur de coton, d’autres ne s’y intéressent même pas à l’instar des derniers blockbusters américains en vogue qui, sans un rythme totalement soutenu, perdent toute crédibilité aux yeux de leur public.

Et pourtant quand la caméra souffle avec le spectateur et que le temps prend une pause, toute l’harmonie du film que vous regardez prend un autre sens, celui de l’apaisement. Peu importe les émotions qu’on a pu ressentir avant. Elles peuvent changer du tout au tout, mais peuvent aussi être décuplées en masse. La beauté au naturel, c’est que nous rabâchent les publicités pour cosmétiques. Pour le coup, certains films y arrivent mieux que nous.

Ariane Riou


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