Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Le mercapol des régionales… suffisant?

Enfin ça bouge! M-2 et les listes sont enfin présentées. Presque toutes. Et il est vrai que sur la Haute-Garonne ça déménage! On se croirait au mercato d’été du PAF. Et comme l’hirondelle ne fait pas le printemps, le mercato ne fait pas le programme. Ceci dit,

- Si la liste de Carole Delga a mis un certain temps pour entériner ses candidats avec des surprises. Nous PRG31 y avons participé par le retour du maire de Blagnac : B. Keller dans les éligibles,second PRG, malgré la défiance fédérale : pas même dans les trois premiers proposés au national après scrutin interne (NB: la fédération propose, le national décide. C’est statutaire),
- Si la liste de Dominique Reynié peine à réunir tous ses partenaires politiques et à passer la commission nationale d’investiture de Les Républicains,
la palme des pros du mercato politique pour ces élections régionales revient aux autres listes principales et outsiders telle celle du FN qui a dragué le parc jurassique de la politique toulousaine pour sortir de leur retraite deux ex-élues du temps de D. Baudis jusqu’à JL Moudenc en 2008. Sans oublier l’ancien directeur du théâtre Sorano qui part avec l’extrême droite… culture et FN, quel bel oxymore ! Bref, à côté, la tête de liste Tarn-et-Garonne d’EELV-FdG, le professeur de l’Université Capitole, Serge Regourd, passe pour anecdotique. En revanche, celles et ceux dont on n’attendait plus rien réalisent un casting politique de première importance en Haute-Garonne : la liste de Philippe Saurel réunit outre l’entourage de Monique Iborra, collaboratrice et fille, un panel d’hommes et de femmes, néo-politiques mâtiné d’anciens, comme Thomas Fantini, patron de la Compagnie des Pergos, et Bernard Loumagne, ancien premier adjoint du maire de Blagnac devenu son opposant direct. La société civile tient une grande place dans la première moitié de la liste. Une vraie surprise. Bonne ou pas, nul ne saurait le dire avant mi décembre, mais cette liste là va avoir le mérite à Toulouse et dans le département de faire bouger les appareils politiques dans le sens d’une approche moins politicienne et plus humaine de ces échéances à venir. Dans deux mois nous votons. Nous votons pour notre avenir régional étendu. Et à ce jour plus que d’idées, plus que de projets, on entend du brouhaha médiatique et des effets de manche par casting ou pseudo-baromètre médiatique interposés. Un récent sondage montre que plus de la moitié des Français ne savent pas que l’on vote avant les fêtes. Alors proposons, diffusons, collons, investissons les réseaux sociaux pour porter les idées, les programmes, affiches à la connaissance de tous les citoyens. Sinon ce seront les auras médiatiques rances qui l’emporteront. Et de cela je n’en ai pas envie!

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