Rémi Vincent
Rémi
Vincent
Militant du Front de Gauche - élu de Colomiers

Le match politique du mois : quel ennui !

Le Journal Toulousain de ce jeudi 24 janvier réservait comme « match politique du mois » un duel fade et consternant de médiocrité entre deux « jeunes espoirs » de la politique toulousaine : Vincent Gibert (PS) et Guillaume Brouquières (UMP).

 

Pauvre politique !

 

Pourrions-nous parler idées politiques, philosophie politique, propositions économiques, rapports de force fondamentaux… plutôt que d’assister à une joute sans saveur ayant pour point central « moi mon premier secrétaire il a été mieux désigné que le tien » ?

 

Mon collègue (très) de droite, chroniqueur également au Journal Toulousain, Yohan Rault-Wita a écrit cette semaine une chronique plutôt intéressante, en tout cas relativement au niveau auquel on nous habitue chez ces « jeunes loups » de la politique. Il y parle des valeurs de droite et appelle à la mobilisation des jeunes de droite. Bon, c’est notre ennemi de classe mais au moins avec ce genre d’écrits, on peut parler politique : la place de la famille, la démocratie, le rôle de l’État dans l’économie…

 

Tandis que ces deux-là, Vincent Gibert (PS) et Guillaume Brouquières (UMP) se passionnent sur les cotes de popularité de leurs champions, sur leurs élections internes et sur les prochaines municipales, on attend toujours du débat sur le fond… à moins que ?

 

Ah si ! On me signale à l’oreillette qu’à la fin de l’interview, ils parleraient un peu de politique ! Oui, en effet, ils abordent rapidement le remboursement de l’IVG, le mariage pour tous et l’appel à faire barrage au FN !

 

Étant d’accord sur les grands principes économiques (politique de l’offre, libre-échange et mondialisation), ils en sont rendus à faire semblant de se disputer sur les sujets « sociétaux. »

 

La politique est la plus noble des matières, la dispute politique est la condition sine qua non d’une démocratie dont la maïeutique permet d’apercevoir l’intérêt général et les intérêts particuliers qui s’y opposent.

 

Ces « jeunes loups » ne sont que des communicants tièdes, des représentants commerciaux de leur fonds de commerce, ou au mieux des gens sincères mais dont le consensus sur les problèmes centraux de la vie publique (la monnaie, le travail, la propriété, la démocratie, l’impôt, l’armée…) contribuent à faire disparaître l’envie de s’engager, de prendre parti, de rêver, de se battre pour faire avancer ses idées.

 

Alors que le modèle capitaliste connaît une nouvelle crise (ou serait-ce une impasse ?), l’espoir est, je l’espère, dans l’émergence de nouveaux modèles alternatifs dont les citoyens s’empareront petit à petit… L’écosocialisme dont se prévaut le Front de gauche a l’ambition d’être ce modèle que nous choisirons pour sortir de la crise par le haut.

 

Rémi Vincent, militant du Parti de gauche.

www.remivincent.fr


UN COMMENTAIRE SUR Le match politique du mois : quel ennui !

  1. Patrick AUBIN dit :

    Nous avons ici réuni tous les ingrédients de la langue de bois et de la politique politicienne : un article qui fait exactement ce qu’il prétend dénoncer. Aucun intérêt !

    On aimerait voir un article de fond, par exemple sur l’écosocialisme et sa vision des sujets comme la monnaie, le travail, la propriété, la démocratie, l’impôt, l’armée…

    Mais là le degré zéro de l’expression : la négation même de l’élévation du débat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.