Thomas Simonian
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Simonian

Le discrédit de la classe politique devient inquiétant

A vrai dire la situation politique actuelle m’inquiète… Pour ne pas dire plus. Je m’explique. J’ai cette triste impression que tous les bords politiques semblent perdus et si peu lisibles par l’opinion publique. Qui comprend aujourd’hui l’action gouvernementale ? Les ministres eux-mêmes à coups de couacs et de désaccords médiatiques semblent perdus, et le Premier Ministre Ayrault peine à museler ses troupes. Quant à nous, on ne saisit par exemple plus du tout la logique fiscale dans laquelle nous a embarqués le Président… Une taxe de plus tous les jours tout en disant que nous allons vers la pause fiscale. Le flou le plus total. En face, la situation est toute aussi confuse. L’UMP avait un boulevard devant elle… Et pourtant, ses leaders préfèrent se chiffonner pour le partage du gâteau Sarkozy. Chacun y va de sa droitisation pour contrer la montée d’un Front qui fait de moins en moins peur à l’électeur. Comme si la montée du populisme paniquait l’appareil UMP. C’est ainsi que Copé nous fait part de son goût pour les chocolatines, tandis que Fillon avoue ne plus savoir quoi choisir en cas de duels PS-FN. Le résultat est donc là… Le PS et l’UMP ne savent plus où se situe leur corpus idéologique. Et attention, ce n’est sans doute pas l’extrême gauche qui va profiter de ce marasme, car si Mélenchon parle bien du protectionnisme et des maux européens, il ne remet pas pour autant en cause l’Euro. Un vrai paradoxe. Il n’y a donc qu’un parti qui revêt les habits d’un discours clair et cohérent… Mais ses réponses sont-elles adaptées à la crise que nous subissons ? Nous savons bien que non. Alors, en fait sur quoi se base la montée du FN si la crise n’est pas l’explication ? Simplement à mon sens sur ce discrédit qui touche la quasi-totalité de  la classe politique. Une remise en question s’impose.

Thomas Simonian


3 COMMENTAIRES SUR Le discrédit de la classe politique devient inquiétant

  1. Patrick Aubin dit :

    Une remise en question s’impose : trop d’impôts… Donc moins d’impôts… Trop de politiques… Donc moins de politiques… Trop d’interventionnisme… Donc moins d’interventionnisme… Trop de redistribution… Donc moins d’aides et de subventions… Pour sortir de la crise, il faut sortir du socialisme…

    • Alain MILA dit :

      Que la droite populiste ne s’y trompe pas ! pour sortir de la crise, il faut au contraire une politique progressiste, une véritable politique socialiste au sens noble du terme, François HOLLANDE et son gouvernement œuvre dans se sens, mais pas assez, à nous donc d’influencer une remise du cap à gauche, tout en soutenant le gouvernement et le Président, car sinon ce serait l’échec de toute la gauche et du modèle social français.

    • Patrick AUBIN dit :

      Tout d’abord, M. Alain MILA, je suis libéral et je n’ai rien à voir avec la droite et encore moins populiste que vous pouvez l’être.

      Quand on lit votre commentaire, il y a tout et son contraire. Une “véritable politique socialiste” ? Mais partout où le socialisme est passé, il a rendu de la misère. Un modèle socialiste est une équation économique impossible à tenir. Vu le niveau de prélèvements vers lequel il a dérivé et continue de dériver, le système français est en cours de faillite.

      Ce modèle social français issu du CNR serait tellement merveilleux que personne ne nous l’envie ??? C’est un modèle de type marxiste. Bien sur que c’est facile de dépenser l’argent des autres en utilisant la force de l’état sans se poser la question de qui paye. Mais ce que les socialistes n’ont jamais compris, donc vous inclus, c’est que l’économie est contre-intuitive.

      Ce qui fait qu’un cap vers le populisme de gauche, s’il jamais il était réalisé, ce serait une chute plus rapide… et il serait remplacé par le populisme de droite, qui ne ferait pas mieux, puisque FG ou FN sont les frères ennemis du populisme. Que le socialisme soit national ou international, il est de nature populiste, et ne peut aller qu’à l’échec. C’est la fuite en avant qui se déroule sous les yeux des français depuis 1945.

      Le soviétisme a mis 75 ans avant de s’effondrer, ce sera similaire pour le modèle français dans moins de 10 ans.

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