Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Le code du non-travail

Simplifier le Code du travail viserait « à affaiblir le pouvoir de négociation des salariés ». Or il y a longtemps que le salarié français vit le fossé qui sépare son quotidien de ce que les nomenklaturas syndicales et politiciennes tripatouillent depuis des décennies. Au nom d’un hypothétique dialogue social, cette mafia se sert bien plus qu’elle ne sert le salarié. Le faible taux de syndicalisation est prégnant des illusions perdues.

C’est le pouvoir de nuisances des corps syndicaux et politiciens que la simplification du Code du travail remet en question. Cette législation s’est substituée à la liberté individuelle de contracter. Nous assistons au “cirque des négociations collectives” qui vont jusqu’aux démonstrations de force ou d’utilisation de la violence.

1789 avait pourtant pointé, notamment à travers la loi Le Chapelier qui s’appliqua pendant près d’un siècle, les « grands dangers pour l’ordre public » des corporations. Le droit positif a progressivement fait resurgir ces dangers en donnant un pouvoir excessif à des syndicats qui prétendent défendre ce qui n’est pas.

« Les 4 droits naturels appartiennent aux êtres humains, pas aux emplois qu’ils occupent. »

Ainsi lorsque des salariés sont volontaires pour travailler le dimanche, des syndicats utilisent la législation pour les en empêcher. Tout comme la protection des fonctionnaires s’effectue par un processus collectif de pillage légalisé au détriment du droit individuel de propriété de jouir des fruits de son travail. Ces prétendus “acquis sociaux”, qui justifient du déni de la liberté individuelle de travailler ou de contracter, sont en totale déconnexion du fonctionnement de l’économie. Et ceux qui insinuent mettent en avant l’égalité et la solidarité, sont ceux qui profitent des inégalités qu’ils causent par terrorisme corporatif.

Les emplois qui disparaissent peuvent choquer. Mais c’est la vie. Qui veut encore acheter un téléviseur en noir et blanc qui couterait plusieurs fois le prix d’un en couleurs ? Qui veut encore se chauffer au charbon ? Tout le marché de l’emploi évolue et doit évoluer avec le progrès, à chacun de s’adapter. Aucun emploi, métier ou profession n’a de légitimité pour être protégé par le droit qui doit être juste et égal pour tous. Les 4 droits naturels appartiennent aux êtres humains, pas aux emplois qu’ils occupent.

Le travail n’a pas à être légiféré : il est ou il n’est pas. Tout comme l’emploi qui n’a pas besoin d’être défendu. Seule la défense de l’individu dans ses droits naturels est légitime. Une fois de plus, mesurons tout le chemin à parcourir pour sortir de la servitude législative.

 

 


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