Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Le bon, la brute et le truand

 

 

C’est ainsi que je qualifierais l’actu de cette semaine. Tant ce mi-mandat apporte chaque jour son lot de bassesses politiques et parfois une éclaircie. Alors si j’use, cette semaine, du titre d’un Sergio Leone des plus connus, ce n’est pas qu’un “Blondin” a accaparé l’actualité, mais bien car l’actualité s’y prête ces sept derniers jours, et dans cet ordre précis d’apparition. Dans un premier temps, le PRG a su stopper ces annuelles universités d’été perdues au milieu de tant d’autres et rarement couvertes par les médias, pour organiser un forum républicain. Après un épisode qui a évité la “haine amour et trahison” en votant en comité directeur la poursuite de la collaboration au gouvernement, durant trois jours plusieurs personnalités, anciens ministres, ministres actuels radicaux en autres, parlementaires ou syndicalistes se sont succédés autour d’ateliers et autres tables rondes pour évoquer l’évolution de notre République si chère à nos cœurs. Un rendez-vous remarqué et marqué par la venue du garde des sceaux Christiane Taubira (sur le besoin d’élection ou non des juges) et par l’allocution du premier ministre en clôture de ce forum ouvert à l’ensemble du monde social et politique. Merci aux organisateurs donc. Ce moment de respiration politique n’est que trop rare.

Le rôle de la brute échoit conjointement à plusieurs personnalités dites de gauche mais à qui aucun bon mot n’échapperait pour créer buzz et actualité autour de leur ego,… pardon de leur personne. Au premier rang, l’inénarrable Gérard Filoche pour son tweet plus que déplacé à l’endroit de la famille de Christophe de Margerie, PDG de Total subitement décédé dans le crash de son avion. Suivent de près Les éléphanteaux du PS (Hamon, Filipetti) et l’édile de Lille. Ou comment se distinguer pour faire le buzz alors qu’étant encore dans le gouvernement lors des arbitrages budgétaires “on” a soigneusement fermé sa bouche. Tout le monde ne peut être premier rôle d’” il était une fois la révolution”; madame Aubry, “la colosse de (Rhodes) Lille” quant à elle se positionne brutalement comme le loup qui sort du bois.

“Comment oublier de parler de sieur Balkany”

Du brutal pour du buzz…. Lamentable hauteur de débat politique. Haaa quand les idées manquent!!!

Et le truand alors? Comment oublier de parler du maire de Levallois-Perret. Sieur Patrick Balkany et sa kyrielle de casseroles qui le suit. La maison Habiague qui fête ses 150 ans à Toulouse ferait son chiffre d’affaire annuel juste en fournissant le vrai-faux amant de Brigitte Bardot. À défaut d’être mythomane, Tracfin l’a quasi confondu dans plusieurs affaires aux commissions juteuses sur des contrats passés alors qu’il était conseiller…. À l’Elysée entre 2007-2012. D’autres suivront à n’en pas douter. Cet être public eut pu être héros des films du même maître italien «pour une poignée de dollars” puis “et pour quelques dollars de plus”. Mais que fait-il encore dans l’hémicycle représentant de citoyens français? Bref Sergio Leone m’a servi de cadre pour ma chronique cette semaine, cela dit je préfèrerais évoquer des titres de comédies. Mais cela serait-il possible? Serait-ce la vraie vie ? Le “pays des bisounours” est définitivement derrière nous. L’âge adulte amène son lot régulier de déception. Une seule certitude l’humanisme et le progressisme sont et restent d’actualité face à toute forme de malhonnêteté ou d’obscurantisme.

À la semaine prochaine…..

 

 


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