Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

L’amour du maillot…

Chanter met toujours du baume au cœur et, quand on est supporter de foot, on a bien besoin de chanter en se ressassant les images des deux matches du PSG face à Manchester city. Mais les seules chansons qui reviennent en boucle sont tristes : “Voilà c’est fini” de Jean-Louis Aubert et “Comme d’habitude” de Claude François, les quarts de finale de la Ligue des champions étant la fin de parcours depuis quatre ans…

Paris a été éliminé en étant passé à côté de ses deux matches face à un adversaire moins compliqué que le Barça ou Chelsea rencontrés au même stade de la compétition les années précédentes. Paris a été éliminé sans jouer, l’ego surdimensionné de certains joueurs remplaçant l’envie, la hargne.

Zlatan Ibrahimovic est aussi constant dans les performances que Paris. Il n’a jamais été décisif au niveau européen, que ce soit avec l’Inter ou avec Barcelone. Face à City, il a dans les 20 premières minutes du match aller, raté un penalty et vendangé un face à face avec le gardien mancunien. L’an dernier, au même stade de la compétition, dans le même stade, dans les mêmes circonstances, Luis Suarez avait envoyé la balle dans la lucarne de Sirigu. Zlatan est donc un bon joueur mais en aucun cas un grand joueur, ceux qui font basculer un match de coupe d’Europe ou de coupe du monde avec leur sélection.

« Zlatan est un bon joueur mais en aucun cas un grand joueur »

Cavani, acheté 64 millions a lui aussi été transparent, tout comme Di Maria, acheté 63 millions. Pour ce qui est de Serge Aurier, on aimerait bien qu’il soit aussi bon sur le terrain que pour balancer des inepties sur Périscope. Pour qualifier ses deux prestations en s’exprimant à sa manière on pourrait dire qu’il a joué comme une fiotte en étant guez du début à la fin.

Il y a quelques semaines, Zlatan déclarait : « Paris est né avec l’arrivée des Qataris ». Étant plus âgé que lui, je me souviens de matchs du PSG homériques comme le 4-1 infligé au Real, l’élimination du Barça, la victoire aux forceps contre un grand de l’époque, Parme ou encore une victoire à l’Olympiastadion qui était alors l’antre du Bayern. Même lors d’éliminations contre la Juventus, le Milan AC ou Barcelone, on avait un sentiment de fierté, les Weah, Guerin, Bravo, Ginola de l’époque s’étant mis chiffon de la première à la dernière minute. Une époque où le PSG, qui n’était pas né, disputait deux finales de coupe d’Europe en deux ans alors que le PSG version qatari n’a pas passé une seule fois les quarts en quatre ans. Une époque où les joueurs du PSG avaient une chose qui n’a pas de prix, qui ne s’achète pas à coups de millions : l’amour du maillot.

 

 


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