Nicolas Lafforgue
Nicolas
Lafforgue
Ma semaine précaire

L’alternative

L’idée est de construire. Dans l’inconnu. Essayer. Et aujourd’hui essayer c’est tout changer. Nos habitudes. Ou du moins, leurs habitudes. Ne plus accepter la routine politique et se dire, une fois, pour une fois, nous n’acceptons plus de perdre comme les autres, nous voulons proposer. Ouvrir le débat. Regarder ce qu’il se passe en Espagne, en Grèce, comprendre. Ou du moins essayer de comprendre et ne pas baisser les yeux quand on vient nous parler de nos manquements. De nos faiblesses. Nos manquements et nos faiblesses font partie du processus démocratique. Nos manquements et nos faiblesses font partie de cette force démocratique, de cette absence d’experts, de ce refus du professionnel politique. Les professionnels qui aujourd’hui nous vendent l’expertise de leurs traîtrises. Aujourd’hui nous sommes au cœur de la tempête. Face au cauchemar de la destruction d’une nation, du vivre ensemble. Nous refusons et refuserons de faire partie de cet abandon. Nous refusons et nous refuserons de les laisser démonter brique par brique ce que, ceux qui ont su avant nous, ont mis tant de temps à construire.

« Le terreau d’une révolution »

Nous sommes convaincus. Et cette conviction est une force. Nous appelons une alternative. Une alternative est un sillon. Un temps long. Nous sommes convaincus que ce temps long est notre force à court terme. Nous sommes convaincus que notre alternative est nouvelle. Qu’elle porte l’idée du coup de pied dans la table des négociations. Nous sommes convaincus que l’intelligence collective et que l’expression de l’intelligence individuelle dans ce collectif feront notre victoire. Notre victoire sera de faire de ses assemblées populaires et citoyennes que nous appelons le terreau d’un renouvellement. Le terreau d’un changement. Le terreau d’une révolution. Notre révolution, à notre échelle. Locale. Mais avec la force d’une ouverture au monde. Alors oui, ce sera dur. Oui, c’est compliqué de se jeter dans l’inconnu. Et faire comprendre, faire accepter, que ce saut dans le vide est légitime tant aujourd’hui, la politique et l’engagement sont regardés avec suspicion. L’idée est de construire. Dans l’inconnu. Essayer. Et aujourd’hui essayer c’est tout changer.

 


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