Thomas Simonian
Thomas
Simonian

La vidéosurveillance : un moyen et non une finalité en soi

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux »  Benjamin Franklin

Nous vous livrons ici nos réflexions sur cette question. Pour nous Radicaux de Gauche, les notions de république (droit s’appliquant à toutes et tous de manière uniforme),  les notions de sûreté (tous nos concitoyens ont le droit de vivre sereinement) et respect des libertés individuelles (que nous ne rappellerons pas ici) sont des notions essentielles pour une vie en harmonie sans distinction de sexe, de religion, d’âge, ou de nationalité. Le débat actuel autour de la vidéosurveillance aujourd’hui à Toulouse nous oblige néanmoins nous Radicaux de Gauche à nous questionner sur ce que nous voulons demain comme société. Or la délinquance semble augmenter : que ce soient les actes réels répréhensibles (attaques sur les biens ou sur les personnes, vandalismes) ou les actes d’incivilité de moindre importance ce qui entraîne, au sein de la population nationale et notamment toulousaine, un certain développement du sentiment d’insécurité. La vidéosurveillance est présentée depuis des années déjà, par les politiques de droite comme par une partie des medias, comme la réponse à cet état de fait.

D’un point de vue éthique et philosophique, nous Radicaux de Gauche, sommes opposés à la vidéosurveillance et condamnons fermement cette volonté affichée d’aller vers plus de sécuritaire (une surveillance accrue de chacun d’entre nous au détriment de la liberté individuelle), d’aller vers la tolérance zéro (notion qui s’applique aux petits mais surtout pas aux puissants de France). Nous ne voulons pas une société dans laquelle les moyens de surveillance technologique se développent au détriment de chacun, au détriment des libertés de déplacement, de réunion.

Nous considérons donc que la vidéosurveillance peut devenir une atteinte aux libertés individuelles, constituer un réel danger pour la démocratie et porter atteinte aux droits à l’image de chacun, même si avec le développement des nouvelles technologies et notamment des réseaux sociaux, nul ne peut se prévaloir d’être en mesure de contrôler sa propre image.

D’autre part les expériences à Londres ou encore ici en France à Lyon, ne démontrent pas une réelle efficacité en termes de sécurité, et ce malgré le coût élevé voire excessif du dispositif.

Néanmoins, nous sommes aussi conscients en tant qu’acteurs de notre société, en tant qu’acteurs politiques, en tant que partie prenante de la gauche et ici de la majorité municipale, que nous devons répondre aux attentes de sûreté et de tranquillité de la population française et toulousaine.

Nous touchons donc ici un paradoxe qu’il nous faut résoudre : plus de sentiment de sûreté pour nos concitoyens sans toucher aux libertés fondamentales, avec comme problème sous-jacent, le fait que la droite ne cesse de nous accuser, nous élus de gauche, de laxisme.

 

Nous avons d’ailleurs le sentiment, nous Radicaux de Gauche, que la vidéosurveillance sert de cache sexe à cette droite autoritaire et libérale, la même droite qui nous taxe de laxisme, qui favorise la peur de nos concitoyens et qui a taillé et dégraissé à tout-va dans les fonctionnaires et notamment au sein de forces de police et de gendarmerie (cf. ici à Toulouse, la fermeture dés le lendemain de la victoire de la gauche en 2008 de deux commissariats), qui a tué la police de proximité.

 

Nous considérons de plus que sur un plan strictement pratique la vidéosurveillance ne peut être qu’un moyen et non une finalité en soi, et qu’elle ne pourrait « résoudre » que les actes de délinquance spontanée et des actes de vandalisme ou d’incivilité, finalement des actes de petite portée et avoir un effet dissuasif (néanmoins non prouvé par les différentes études menées notamment à Lyon).

Nous considérons que la vidéosurveillance doit rester un moyen au service des forces de police (qu’elles soient municipales ou nationales), et non remplacer l’humain.

Pour terminer, en ce qui concerne le développement de la vidéosurveillance, voici trois pistes de réflexion que nous soumettons dans l’objectif que ces systèmes soient au service de nos concitoyens : d’une part que des panneaux clairs et précis précisant les zones filmées soient apposés dans les rues concernées, d’autre part, qu’elle soit couplée à une Brigade d’Intervention Immédiate de la Police Nationale voire Municipale, afin que nos concitoyens se sentent plus en sécurité et notamment dans les zones à fort passage (place du Capitole, Wilson, métros…), ainsi que peut-être dans les zones péri-urbaines sensibles. Si tel n’était pas le cas et pour assurer nos concitoyens de la garantie de leurs libertés individuelles, nous proposons que les bandes de vidéo-surveillance avec résolution permettant une reconnaissance faciale fasse l’objet d’enregistrement sur disques durs sans opérateur physique derrière les écrans de contrôle, et que seulement sur demande du parquet, les vidéos puissent être alors utilisées pour des résolutions d’actes de délinquance.

Pierre-Nicolas Bapt

 

 


7 COMMENTAIRES SUR La vidéosurveillance : un moyen et non une finalité en soi

  1. Jean-Michel LATTES dit :

    Quel est l’avis du Maire de Lyon, du maire de Paris, voire localement des maires de Colomiers, de Blagnac et de Tournefeuille ?

    http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/04/769398-colomiers-cameras-de-video-surveillance-la-polemique.html

  2. Patrick AUBIN dit :

    Un socialiste citer cette phrase de Benjamin Franklin pour évoquer la sécurité, c’est à se tordre de rire.

    Faut-il rappeler le contexte et le cadre dans lequel elle a été prononcée ? C’est tout simplement le pourquoi les américains continuent de la prononcer aujourd’hui et de ne pas faire confiance à un système pour détenir à sa place la “sécurité individuelle : la détention individuelle d’armes !!!

    Tout “système” qui met en place une “sécurité collective” pour assurer la “sécurité individuelle” attente à un moment ou un autre à la “liberté individuelle” des citoyens, donc au peuple, et les citoyens finissent par perdre leur “sécurité individuelle” et leur “liberté individuelle”.

    En France, on vit au pays des bisounours : on constate une montée de la violence, on fait du blabla collectif, mais la violence continue d’augmenter. On constate que les voyous sont armés avec des armes de guerre, mais on fait comme si on ne les voyaient pas, et même la sécurité collective assurée par des policiers municipaux, voire nationaux, est désuète. On met la tête dans le sable et on imagine que les balles vont passer à côté.

    Les voyous savent qu’ils n’ont rien à craindre des habitants puisque ceux-ci sont désarmés. Les gangs peuvent même s’organiser en banlieue car même les policiers les craignent : et la montée de la violence est là car les citoyens ont perdu leur capacité à se sécuriser par eux-même car ils ont fait confiance au “système d’état” qui a organisé la sécurité d’abord pour protéger le “système”. Et ainsi les citoyens perdent leur liberté.

    C’est ainsi que Benjamin Franklin voyait juste, et l’Europe très largement dans ce contexte de sécurité socialiste (c’est à dire dans une logique d’esprit collectif de la sécurité pour la sécurité individuelle) à fait perdre deux droits naturels et imprescriptibles à chaque citoyen : la liberté et la sécurité.

  3. bapt pn dit :

    @ JM Lattes : vous devriez relire le titre “la video surveillance : un moyen pas une fin en soi”.
    Je ne suis pas contre hystériquement, je dis simplement que il ne faut pas “fliquer” les gens pour les “fliquer”. Il faut donc savoir utiliser la video surveillance à bon escient.
    @OPatrick aubin : votre réponse est d’un drôle si elle ne recouvrait pas tellement de contre vérités. L’être humain est humain parce qu’il a faculté à s’organiser… ce n’est pas de moi mais de Platon. Mais peut être que Platon était de gauche lol
    Concernant directement l’assertion selon laquelle en france les malfrats sont de plus en plus nombreux et de plus en plus armés, et que les habitants ne peuvent se défendre car ils sont désarmés car on leur a confisqué leur liberté, mais prenons donc le cas des USA.
    Les habitants peuvent selon les états porter des armes librement. Constate t on une décrue des gangs (d’ailleurs pour votre information les gangs apparaissent aux USA pas en France) aux USA ? Non pas à ma connaissance.
    Constate t on moins de violence aux USA de manière générale ? Pas à ma connaissance. Mais vous me direz surement Mr Aubin que les USA étant structurés en état régit par des lois, a été confisquée la liberté de ses habitants.
    Le problème plus général Mr Aubin est que vous réfutez toute forme d’état organisé. C’est donc votre position et à ce titre elle est respectable. Mais en tant que donneur de leçon j’espère que vous, de votre côté, vous vous mettez en conformité avec vos dires, vos “principes” et vos actes : à savoir refuser toute aide en matière médicale, policière, financière, scolaire, de transport etc etc etc..

    Enfin je dis ça, je dis rien lol

  4. Patrick AUBIN dit :

    Les contre vérités sont celles que l’on affirment sans pouvoir les démontrer. Je ne fais que des constats qui sont connus de tous… À moins que les prisons se vident, que les chiffres de la délinquance ont été trafiqués et que la vérité dérange trop le pouvoir (cf “La France orange mécanique”) Moi, ce qui me fais marrer, c’est que lorsque la majorité devient opposition, la violence est maximisée, et quand l’opposition devient majorité, les chiffres sont minimisés.
    … Une fois de plus, avec ce commentaire, on peut le vérifier. Il n’est jamais pris les chiffres sur une perspective de 25 ans car chaque parti pense détenir SA vérité.

    Ce que je nie, ce n’est pas le fait que la Société s’organise, mais que ce soit des hommes politiques qui concentrent les pouvoirs pour vouloir organiser la société à travers un prisme qui s’appelle l’etat. Oui, je le consteste car l’etat n’a aucune justification morale ou scientifique et n’a été que l’emergence historique issu de la violence. Oui je conteste le fait qu’une majorité toute relative impose sa vision en soumettant tous ceux qui la refusent et la réfute. Oui tout comme la laïcité, j’estime que les visions politiques sont des croyances et qu’il faut bâtir une Société qui permettent aux uns et aux autres de se respecter sans avoir à subir le constructivisme pernicieux des uns et des autres.

    Contrairement au procédé que vous utilisez, je ne fais pas de comparaison entre la France et les USA pour dire qu’il y plus de ceci ou moins de cela. C’est dans vos commentaires que l’on trouvera de nombreuses contradictions au niveau des chiffres. Mais bon une bataille de chiffres ne nous fera pas avancer.

    Personnellement, je veux bien écrire que je refuse toute aide médicale, financière, scolaire ou de transport… Mais dans ce cas, il faut que l’état français me signe la même chose en me disant qu’il refuse de me prélever le moindre impôt et taxe. Je choisirai mes assurances privées et paierai au prix de marchés les services. En ce qui concerne les fonctions régaliennes dont la police, je n’ai pas dit que cela ne pouvait pas être organisé de manière “publique”… Mais avec une vraie séparation des pouvoirs… Mais là est une autre histoire…

    • pierre nicolas bapt dit :

      M Aubin,
      votre première phrase s’applique donc à vous aussi à savoir “Les contre vérités sont celles que l’on affirment sans pouvoir les démontrer.”

      Encore une fois acceptez donc que vos vérités soient nos contre vérités, à moins que vous n’ayez une tendance, que vous dénoncez surtout chez les autres, à savoir une tendance à l’autoritarisme. Mais de votre part le reconnaitre serait déjà une avancée.

      Ce que vous niez, à savoir l’existence de parti politique dont vous êtes vous même un des membres, constitue l’un des piliers de la vie démocratique. Mais peut être que ici aussi vous souhaiteriez revenir à la mise en illégalité des partis politiques…c’est à revenir dans les années 1880-1890.
      Qu’est ce que l’Etat M Aubin ?
      vous considérez que l’Etat est une forme d’assujettissement d’êtres libres et donc surement une forme de totalitarisme.

      Pour rappel (cf http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/qu-est-ce-que-etat.html) L’État est à la fois une réalité historique et une construction théorique, ce qui explique la difficulté de le définir de manière pleinement satisfaisante. Dans ses Contributions à la théorie générale de l’État (1921), le juriste Carré de Malberg le définit comme une “communauté d’hommes, fixée sur un territoire propre et possédant une organisation d’où résulte pour le groupe envisagé dans ses rapports avec ses membres une puissance suprême d’action, de commandement et de coercition”. Il souligne ainsi la double acception de la notion d’État, qui correspond à un mode d’organisation sociale territorialement défini et à un ensemble d’institutions caractérisées par la détention du monopole de l’édiction de la règle de droit et de l’emploi de la force publique.

      Vous n’acceptez l’état c’est mais acceptez donc que d’autres l’acceptent lol.
      Vous contestez le principe de majorité. effectivement vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire M Aubin….et même cette citation sera vôtres quand vous serez au pouvoir M Aubin. Pour l’heure, vos élucubrations sont minoritaires lol.

      la laîcité : je vois que vous n’avez pas vraiment compris le sens de cette philosophie. Pour rappel la laîcité est le principe de séparation de l’État et de la religion et donc l’impartialité ou la neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses. Je comprends donc que vous préféreriez vivre dans un état religieux. Dont acte.

      Vous vous êtes bien gardés de prendre exemple sur les Etats Unis d’Amérique, ce que je comprends parfaitement, car il constitue par rapport à vos assertions un parfait contre exemple. Mais ici encore votre procédé d’attaque plus ou moins crédible sur les chiffres que je cite tombe à l’eau. Relisez donc ce que j’ai écrit, je n’ai jamais cité de chiffres.
      Est ce que mn appartenance à un parti politique de gauche vous obstrue à ce point la vue de telle sorte que vous puissiez citer ce que je n’ai pas écrit ??? Mais que vivent les procès d’intention puisque il semble que vous en soyez particulièrement friand…

      Enfin votre dernier paragraphe montre dans quelles circonstances intellectuelles vous vous situez. Dont acte ici encore.
      En ce qui me concerne je suis pour un état fort qui grâce à la loin protège le plus faible.
      Vous n’êtes pas dans cette optique c’est votre choix, mais ici aussi ne vous cachez pas derrière de belles phrases sur la liberté confisquée et sur la liberté à retrouver. Cela rappelle certaines idéologies qui ont par le passé prouvé toute leur nuisance envers le genre humain.

    • Patrick AUBIN dit :

      Je n’ai pas de vérités, je ne fais que raisonner ou constater.

      Autoritarisme ? Qui veut imposer sa vision de la société aux autres ? Reconnaissez que les socialistes veulent que tout le monde soit mis au pas cadencé bien obéissant et formé au même moule. Les libéraux acceptent que les socialistes fassent leurs lois … entre eux. Cela s’appelle la liberté d’association.

      Vous dites vouloir un état fort. Mais ne confondez-vous pas avec un état pléthorique ? Les libéraux veulent un état fort mais centré exclusivement sur les fonctions régaliennes (justice, police, armée, diplomatie) afin de protéger les droits naturels et imprescriptibles des individus au sein de la Société. Or, et cela se confirme jour après jour avec ce gouvernement, vous pensez que le politique doit intervenir dans tous les autres domaines de la vie des individus au point de faire du citoyen une larve.

      Il n’y a pas de conception moderne de l’état, ça c’est une vue de l’esprit… le débat que nous avons, avait aussi lieu au moment de la révolution de 1789, puis au cours du XIXème comme au cours du XXème. L’état, et les hommes de pouvoir, ont besoin de limites : l’histoire se répète avec des erreurs similaires… la situation économique de la France n’est pas lié au hasard, elle est lié à une ignorance de la part de l’élite française de comprendre les mécanismes économiques. Frédéric Bastiat, économiste du milieu du XIXème a décrit dans ses écrits toutes les erreurs que le XXème siècle a engendré. Visionnaire ? Non, tout simplement un homme de bon sens qui a compris que le socialisme ne pourrait pas marcher et que Ludwig von Mises a confirmé dans les années 1920.

      Nous sommes au bout de l’histoire du socialisme et de la sociale démocratie. Encore quelques mois ? quelques années ? Oui, l’état n’a aucune justification morale ou scientifique : votre lien qui tente de décrire l’état, a été écris par des fonctionnaires. Un juge qui se juge, vous appelez cela comment ? Pas un état au monde ne ressemble à un autre : dans leur application, oui chaque état conduit pour l’instant à l’assujettissement plus ou moins important de leurs citoyens, et donc bafoue à différents niveaux les droits naturels et imprescriptibles de chacun.

      Lorsque vous aurez le FN au pouvoir, vous serez bien obligé de l’accepter selon les mêmes principes que vous défendez aujourd’hui, non ? Sinon, vous faites preuve d’incohérence : c’est le peuple qui l’aura voulu. Pourquoi votre morale vaut lorsque vos amis sont au pouvoir, et qu’elle devrait être remise en cause lorsque vos ennemis politiques le sont ?

      Personnellement, j’accepte vos idées, mais que vous les développiez entre vous, comme j’accepte que des gens soient racistes entre eux. L’état est là pour que les uns n’interfèrent pas sur les autres, donc se respectent dans leur droit d’être. Personne n’a de droit à avoir sur l’autre.

      En ce qui concerne la religion, votre déduction et votre compréhension vous regardent et ne sont pas miennes. Je n’ai pas plus envie de vivre sous un régime religieux que sous un régime politique que je ne choisis pas et que l’on m’impose. vous finirez peut-être par comprendre que des théories politiques sont identiques à des théories religieuses : des illusions et des croyances pour les gogos. Mais là encore, c’est le respect qui doit prévaloir : chacun a le droit de croire en sa théorie, mais pas de l’imposer à celui qui n’y croit pas.

      Je ne vois pas où vous voulez en venir avec les Etats-Unis, et il n’y a de ma part aucun procès d’intention : c’est bien de prêter à autrui des choses qui ne sont pas et vous de vous avancer sur ce que vous lui reprochez, ou de lui faire dire ce qu’il ne dit pas.

      Vous faites allusion à quoi, lorsque vous parlez d’idéologies qui ont prouvé par le passé toute leur nuisance ? Citez-moi un seul libéral qui a pris le pouvoir quelque part dans le monde au cours des deux siècles passés, qui se réclamait du libéralisme et qui a eu un pouvoir de nuisance ? Par contre, je peux vous citer beaucoup de personnes qui se réclamaient du socialisme et qui ont fait les pires horreurs… et ce gouvernement en prend le chemin !!!

  5. Jean François MIGNARD dit :

    “Nous considérons donc que la vidéosurveillance peut devenir une atteinte aux libertés individuelles…” .
    Précisons : tous les principes juridiques français et européens considèrent que la vidéosurveillance est une atteinte aux libertés qui ne doit que l’exception, et non la norme commune.
    Par exemple : «”… les mesures de police administrative susceptibles d’affecter l’exercice des libertés constitutionnellement garanties doivent être justifiées par une menace réelle pour l’ordre public, cette menace devant reposer sur des circonstances particulières caractérisant le risque de trouble à l’ordre public dans chaque espèce » [Conseil Constitutionnel n° 93-323 DC du 5 août 1993, cons. 9, Rec. p. 213] ”
    A partir de là, il ne s’agit pas de généraliser mais de mesurer, au cas par cas et sur la base de ces principes la mise en place des moyens de surveillance des citoyennes et des citoyens. A cet égard, la vidéosurveillance, au regard des études dont nous disposons est très chère,, particulièrement dans ses effets induits et globalement innéficace

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