Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

La tournée âge tendre et tête d’ENA

 

Lorsqu’on regarde, lit et écoute l’actualité, on vilipende facilement le très fameux quatrième pouvoir très parisien, central: les médias. À n’inviter à donner leur avis “éclairé” qu’aux mêmes BHL et sa chemise ouvertement blanche ou Christophe Barbier et son écharpe rouge, sans compter tous les autres récurrents qui, comme le disait Coluche il y a plus de trente ans déjà, ont “un avis sur tout et surtout un avis”. Certains comme Ménard ont utilisé cette vitrine médiatique pour s’improviser gestionnaire de la chose publique, d’ailleurs.

Bref les “experts” tournent de plateaux télé, radio en rédactions.

Mais qu’allons-nous avoir concernant le personnel politique médiatiquement reconnu: je m’explique, je n’évoque pas ici les maires, conseillers généraux, députés ou sénateurs. Juste celles et ceux qui intéressent les médias et que les médias intéressent pour 2017. De gauche à droite rien que du réchauffé en vu tant le conservatisme et le dogmatisme des partis ne permet pas l’émergence d’une équipe capable.

Quoi? Le retour de l’ex? L’actuel qui voudrait repartir? Son ex (Ségolène) qui voudrait une revanche? Montebourg en sauveur? Bayrou pour un parcours à la Mitterrand….à la quatrième ce sera la bonne? La “fille de papa «aurait des chances, même si côté expérience, à part avoir accédé aux instances supérieures du FN sous la présidence de…papa en trichant, elle n’a rien à envier moralement à personne. L’extrême gauche avec Poutou ou Artaud comme d’hab. Restera le vote crucial des deux milles militants verts pour désigner la surprise, et l’affiche sera complète.

 

« La future joute présidentielle va rassembler de vieilles gloires politiques »

 

 

Tout comme les tournées à succès de vieilles gloires qui font recettes, la future joute présidentielle va rassembler de vieilles gloires politiques ou médiatiques. La seule différence vient du fait que ces tours de chants ravivent en nous des heureux souvenirs, les “happy days” de notre jeunesse. Notre madeleine de Proust des temps modernes. Les représentants des diverses écuries présidentielles en revanche n’attirent pas vraiment de nostalgie et de sentiment de régression… Si ce n’est sociale à l’arrivée.

Alors que faire? Ai-je la solution? Des pistes existent: Une nouvelle République? Un tirage au sort? La comptabilisation des votes blancs? Moins d’elu(e)s? Plus de participatif?…

Et si comme en sport quand rien ne se passe comme prévu à l’entraînement on s’en remettait aux “fondamentaux”?! La République. La morale, l’honnêteté, l’humilité, la laïcité, l’humain et l’intérêt général avant tout. Pour être ambitieux il faut assurer le basique. Sinon on ne construit pas la France comme une bâtisse de maître mais comme un vulgaire château de cartes.

Sinon cette tournée souvenirs de 2017 risque bien de sonner le glas de la participation militante… Et côté régression la Politique n’en sortira pas grandie.

 


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