Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

La simpliste complexité fiscale

Le pouvoir d’État d’aujourd’hui ne diffère guère de l’État d’hier : il reste violent. Oh certes, ce ne sont plus des coups de bâton que reçoivent les citoyens. Les hommes de pouvoir orchestrent maintenant cette violence à coups de législation et de fiscalité.

Il parait qu’il faut payer des taxes et des impôts par solidarité. Mais à qui profite cette solidarité ? Vous aurez surement remarqué que les dépenses de l’État nient la concurrence et établissent des rentes.

Rappelons le principe de base de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC), en son article 14 : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

« Tant que le politicien pourra abuser de son pouvoir, il continuera »

Simple, non ? Et pourtant, alors que les mécanismes économiques restent les mêmes depuis toujours, nos gouvernants ont complexifié la fiscalité à un tel point, que tout un chacun imagine que c’est normal. L’État a même fini par créer, sans aucune résistance, le crime de « fraude fiscale » à l’encontre de tous ceux qui gagnent honnêtement leur vie… Mais vous aurez remarqué que la corruption se construit autour de l’argent dit “public”. Ainsi le butin fiscal attire une masse de parasites, politiques inclus, avide de cet argent qui n’a plus de propriétaire. Les dindons de la fiscalité sont ceux qui ont été dépossédés de leurs efforts et culpabilisés d’avoir valorisé leur travail sans l’aide de l’État.

La connaissance de la science économique n’est pourtant qu’une question de pédagogie accessible aux enfants dès le primaire. Seul le pouvoir étatique possède un intérêt à ce qu’il en soit autrement.

Car toute fiscalité est tout simplement un prélèvement de plus sur votre revenu. Si vous gagnez 100, et que la somme des taxes ou impôts que vous payez sur une année atteint 57% de votre revenu, il ne vous restera que 43% d’argent pour vivre, que l’État vous spolie en une unique fois les 57 ou en plusieurs fois. Les rédacteurs de la DDHC l’avaient compris, mais ils n’étaient pas des politiciens manipulateurs.

La vérité, c’est que tant que le politicien pourra abuser de son pouvoir, il continuera. Alors qu’il devrait être élu pour garantir le droit, il usurpe aux citoyens tout pouvoir exécutif en bafouant la séparation des pouvoirs pour les voler. Absurde fonctionnement d’une société en constant déclin. Avec une telle anomalie, ne nous étonnons pas de la violence qui en résulte.

 

 


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