Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

La religion de la redistribution

En France, les gouvernants et les aspirants à gouverner nous servent la soupe électorale avec le culte de la redistribution. Censée réduire les inégalités, cette idée de la redistribution est un mythe entretenu par les promesses des politiciens au moment des élections : faire votre bonheur grâce à l’argent des autres. Chaque électeur imagine que son sort s’améliorera grâce à la victoire de ‘’son camp’’. Mais comme toute croyance confrontée à la réalité, la redistribution reste économiquement une catastrophe qui conduit aux malheurs du peuple.

Tout d’abord, redistribuer signifie qu’un butin est collecté. C’est l’objet de la fiscalité qui s’effectue, non pas de manière librement consentie comme le Droit le voudrait, mais par coercition. L’État utilise la force, voire la violence, pour constituer ses ressources. Non seulement l’État se comporte comme un brigand de grand chemin, mais il fausse de manière irréversible l’économie, privant le peuple de tous les bienfaits qui auraient pu en résulter, comme le développement de l’emploi ou l’accroissement des revenus des acteurs économiques.

La redistribution s’effectue au nom du culte de l’égalité. Mais au lieu de s’intéresser à l’égalité en droit pour tous, le politicien a créé de manière abusive une utopique ‘’égalité matérielle’’, c’est-à-dire s’intéresse au revenu individuel privé, ce qui est illégitime au regard du Droit tout en étant une aberration économique. Quiconque n’est jamais riche de ce qu’il a en quantité de monnaie, mais de ce qu’il est capable d’échanger contre la monnaie. Donnez 1 000 euros à deux personnes, l’une après un mois aura fait des économies, l’autre aura mis 5 minutes pour tout dépenser et être sur la paille !

“La redistribution est injuste et opaque”

La redistribution détruit toutes les échelles de valeurs et introduit, outre des inégalités, une insatisfaction permanente des individus. Par son arbitraire, la fiscalité provoque des injustices et engendre la démotivation de ceux qui créent des richesses. Pourquoi faire des efforts, si celui qui tire au flanc gagne autant ou voire plus que soi ? Au sentiment de jalousie, la redistribution associe aussi la haine. Comment développer une société harmonieuse et dynamique dans de telles conditions ?

Il est ainsi remarquable que pour obtenir une part plus importante du butin, les corporations, au lieu de faire des efforts sur leurs marchés, préfèrent solliciter les politiciens dans des rapports de force afin d’être privilégiées à travers un avantage législatif et/ou fiscal. C’est évidemment plus compliqué de s’adapter au besoin des clients et de faire mieux que la concurrence en s’appuyant sur le talent et la motivation au sein de leurs entreprises.

La redistribution est injuste et opaque : qui sait combien il paye réellement ? Le jeu consiste donc à s’accaparer la part la plus importante sur le butin constitué en fournissant le moins d’effort. Ce fonctionnement est totalement anormal pour une Société qui se veut juste. Le marché est là pour accroître les richesses dont tout le monde peut profiter. Le marché permet aussi aux œuvres caritatives et à la générosité de chacun d’agir librement en fonction des besoins. Pourquoi une partie de la population voudrait échapper à cette réalité naturelle du marché ? La religion de la redistribution par la spoliation de l’autre partie est une tyrannie qui n’a pas sa place dans une Société qui se veut libre et pacifique. Le vol des individus déguisé sous les termes ‘’fiscalité’’ ou ‘’législation’’ ne peut pas être un projet de Société.


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