David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

La Participation, une solution pour l’avenir

 

Assistant, avec un plaisir non dissimulé, au dernier café politique organisé par le Journal Toulousain ayant pour thème l’emploi, je ne peux que mettre en avant cette « bonne vieille idée » de la Participation. Cette Participation dont d’ailleurs le Journal Toulousain, de part sa nouvelle structure, est l’un des exemples et l’une des pistes à explorer. La Participation des salariés aux bénéfices, au capital et à la gestion est une idée d’essence bonapartiste. Dans ses ouvrages « des Idées Napoléoniennes » et « l’Extinction du Paupérisme », Louis Napoléon  développait déjà un audacieux programme social où le système de la Participation  était ébauché. En ce domaine comme dans bien d’autres, un parallèle entre le bonapartisme et le gaullisme peut être réalisé. La Participation est aussi un des grands thèmes du Gaullisme Social. Défendre le principe de participation comme l’ont fait Louis-Napoléon Bonaparte, Michel Chevalier, Charles Robert, Frédéric Le Play puis après eux le général de Gaulle, Louis Vallon, René Capitant, c’est faire un véritable choix politique : celui de permettre une véritable transformation sociale de la société française. Pour les bonapartistes et les gaullistes, la participation se doit d’être autre chose qu’un simple salaire différé. Réduire la participation à son seul versant financier ou lui préférer l’épargne salariale signifie l’abandon de l’ambition sociale de la participation, soucieuse d’établir de nouvelles relations entre le travail et le capital au sein des unités de production.

 “La Participation n’est pas une découverte bonapartiste”

Cette orientation strictement financière peut trouver dans le prisme politique de la France de 2015 d’ardents défenseurs. D’autres, farouches opposants à la participation au nom de l’antagonisme structurel qu’ils affirment observer entre le capital et le travail, trouvent dans l’épargne salariale élaguée de son volet managérial la validation de la « duperie sociale » de la participation. Cette approche économico-financière n’est assurément pas celle retenue par le bonapartiste que je suis qui souhaite revenir à l’esprit originel tel que défini par Napoléon III et le Général de Gaulle. En instaurant le principe de participation, il s’agit de faire un véritable choix politique : celui de permettre une véritable transformation sociale de la société française. Dans l’esprit de nos concitoyens, il s’agit d’une réalité financière -l’intéressement aux résultats de l’entreprise- une sorte de prime à la productivité, un partage des fruits de l’expansion. Mais, pour moi la participation, est autre chose qu’un simple salaire différé, capitalisé, motivation matérielle, j’y vois le fondement d’une économie contractuelle capable d’assurer l’épanouissement des individus. Certains diront que la Participation n’est pas une « découverte » bonapartiste et que cette idée avait vue le jour bien avant l’avènement de Louis-Napoléon et ils n’auront pas tort. Mais aucun homme d’Etat, aucun gouvernement avant celui de Napoléon III n’avait fait de la Participation un axe social officiel. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le Second Empire mais surtout les racines sociales de Louis- Napoléon, ouvrent la voie au progrès et à la lutte contre le paupérisme. Il faut parfois regarder dans le rétroviseur pour mieux aller de l’avant.

 

 


UN COMMENTAIRE SUR La Participation, une solution pour l’avenir

  1. Patrick AUBIN dit :

    Constructiviste un jour, constructiviste toujours !

    Belle méconnaissance de ce qu’est la liberté d’entreprise qui est la seule à sortir durablement les individus de la misère.

    Si des entrepreneurs veulent mettre la participation en place, qu’ils la mettent en place, s’ils pensent que c’est la solution pour mieux faire fonctionner leurs entreprises. Si celle-ci était la solution, celà se saurait depuis Bonaparte et De Gaulle !

    Par contre, ce qui est une certitude, c’est que les pays qui accordent la liberté économique sont les pays les plus prospères (classement Heritage Foundation : http://www.heritage.org/index/ranking ). La France, aujourd’hui en 73ème position (derrière le Ghana et l’Afrique du Sud !!!) y dégringole régulièrement année après année, législation contraignante après législation contraignante, impôt après impôt, taxe après taxe…

    S’il y a bien une chose à faire en France, c’est bien d’alléger la législation et la fiscalité, mais ce qui s’appelle l’alléger, pas faire semblant, c’est à dire de voir le budget de l’état vraiment baisser !

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