Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

La loi du plus fort

Souvent injustement attribuée à l’homme riche, cette loi est-elle celle d’un monde évolué ? En remontant aux sauvages, et selon le philosophe Hobbes où « l’homme est un loup pour l’homme », la nature humaine ne serait faite que de rapports de force. L’homme agirait comme l’animal, seul ou en meute.

Certes, la violence de l’animal est guidée par la peur et la faim comme la peur et la faim ont guidé les peuples dans des rapports de force avec la ferme intention de ne pas respecter l’individu. Dans nos sociétés modernes, cette bestialité s’exprime à travers la volonté de lui imposer des dogmes au sein d’institutions de pouvoir. L’État révèle en pratique le monopole d’un gouvernement qui s’autorise le droit d’asservir le citoyen avec des textes de loi qui fabriquent infractions et punitions. Et l’État se place en dehors du champ du droit.

Un régime politique fondé sur la démocratie n’est pas plus respectueux du faible. Outre le règne de l’irresponsabilité collective, un tel système aboutit au mieux à une oligarchie qui abuse du pouvoir en s’appuyant sur la force publique et qui s’assoit sur la légitimité du consentement individuel.

« Tout échange libre est un vrai choix démocratique individuel »

Pourtant la nature humaine est pacifique lorsque l’éducation à la liberté individuelle, première valeur humaine, est assimilée : « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’autrui te fasse ». La Liberté a un corolaire : la responsabilité individuelle. Elle ne consiste pas à écraser l’autre, car quiconque trouve toujours plus fort que lui, mais au contraire à respecter le faible.

À ce stade, formulons que l’économie, science des échanges, est naturellement pacifique et juste lorsque l’individu est libre d’échanger, car seul l’échange consenti respecte autrui. Toute forme d‘entrave, même légalisée, s’analyse comme violence à autrui. Comment, dans un État dit “de droit”, peut-on laisser l’État, et donc le politicien, étendre abusivement sa puissance au détriment des droits individuels ? L’État de droit, c’est limiter tout pouvoir, pas la Liberté. La loi, c’est réprimer tout abus de pouvoir pas dénier la responsabilité individuelle.

Tout échange libre est un vrai choix démocratique individuel, un vote par consentement pour un produit ou un service. Par ce vote, personne n’est forcé à l’échange sauf en l’absence de concurrence. L’existence d’un monopole, gouvernemental ou de service public, est une nuisance à classer dans “la loi du plus fort”. Concluez que la fin du voyage vers la liberté est encore loin, très loin, pour l’être humain.

 

 


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