Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

La Grèce se replie, Toulouse se déploie

Alors oui ce week-end était marqué par une nouvelle donne politique  en Grèce. Le pays de la démocratie, trop longtemps sous le joug de l’austérité et des règles financières du FMI et de l’Europe consécutivement à la crise qui secoue le monde entier, a porté au pouvoir pas une mais plusieurs nouveautés. La première est l’avènement de Syriza, nouvelle force politique quasiment majoritaire absolue au parlement. La deuxième est la jeunesse de son dirigeant et désormais Premier ministre. Enfin, et pas des moindres, l’alliance avec la droite populiste pour mener sa politique de redressement. Alors venant du berceau de la démocratie,  quels enseignements tirer pour la France, pour Toulouse? La fin des partis est-elle annoncée? Peut-être concernant la forme mais sur le fond, Syriza s’est bien réclamé d’une idéologie marquée. La jeunesse de ses dirigeants, et le premier d’entre eux, Alexis Tsipras, change des sexagénaires dont nous avons l’habitude en France. Quand il ne s’agit pas de plébisciter Alain Juppé dans l’opinion et son ancienneté dans la vie politique française. Inspirée par un autre économiste toulousain, Gabriel Colletis, comment la politique économique de mutation du capitalisme va-t-elle s’accommoder d’alliés de droite? Bref, une alliance de la carpe et du lapin basée sur la pire des fondations: le repli sur soi. Avec une droite ouvertement néo nazie qui place dix-sept députés au parlement, la Grèce se replie sur elle. Et l’enseignement principal est que si cette pratique se généralise en Europe, nous allons pourrir ce qui est notre bien précieux commun depuis soixante-dix ans : la PAIX.

« On ne gère pas les problèmes sociaux des familles en ne cherchant que le profit »

Alors quand je lis, ici ou là sur les réseaux sociaux, par de nouvelles forces toulousaines ou qui se prennent pour telles, des marques d’encouragement après la victoire de Syriza et aucune marque de dépit face à une alliance à l’arrière-goût amer, je me pose des questions sur l’honnêteté  intellectuelle de celles et ceux qui prétendent incarner le futur à gauche dans notre ville. S’allieront-ils avec Debout la France?  Et tout cela se passe alors même que le Grand Toulouse devient métropole. Toulouse Métropole installée aujourd’hui par celui qui, maire à l’époque 2004-2008, ne voulait pas passer  de la communauté d’agglomérations à la communauté urbaine. Forçant ainsi Pierre Cohen à appuyer sur l’accélérateur dès son entrée en fonction. La mémoire courte, ça a du bon, hein Monsieur le maire? La nouvelle compétence: la gestion des aires d’accueil des gens du voyage. Jusqu’ici dévolue au SMAGV( syndicat mixte d’accueil des gens du voyage), allons-nous assister à une privatisation de cette gestion au mépris du travail de fond entrepris par les élus dévoués tant au niveau du suivi du schéma directeur départemental d’implantation (suite de la loi de 2000) qu’au niveau de la scolarisation des enfants ou encore des rapports sédentaires/voyageurs et ce depuis trente ans? Ayant travaillé sur le sujet durant six ans, je l’affirme : la gestion privée du parc départemental des aires d’accueil ne répondait pas aux soucis rencontrés. On ne gère pas les problèmes sociaux des familles en ne cherchant que le profit.

 

 

 

 

 

 


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