Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

La French, la bonne filière

Au programme cette semaine, un très bon film, « La French » et deux expos à Toulouse.

Dès la première image, on sait que ce film, « La French »,  ne sera pas un film de fiction car s’inscrit en bas et  à droite de l’écran “inspiré de faits réels”. Le scénario utilise habilement des événements qui se sont produits à Marseille dans les années 70 :

Marseille, 1975. Pierre Michel est un jeune magistrat nommé juge du grand banditisme. Il est déterminé à s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse spécialisée dans le trafic mondial d’héroïne, plus particulièrement à destination des États-Unis. Le juge Michel partira tout seul dans une croisade antidrogue contre Gaëtan Zampa, parrain intouchable du « milieu ». Ce film est en fait un double portrait, celui des deux protagonistes de l’histoire Michel / Zampa mais aussi le portrait des années 70 si proches mais en même temps si lointaines… Le double portrait est réalisé de main de maître par le réalisateur; le juge et le truand se tendant un miroir qui les rapproche et pointe leurs ressemblances de caractère  mais aussi presque physiques… Ils ont tous les deux le même âge, une vie de famille importante à leurs yeux, une violence contenue, une soif de pouvoir… Deux images du même homme, l’un dans le camp du “droit” l’autre dans celui des truands… Le portrait des années 70 est stupéfiant : les voitures, les vêtements, les intérieurs des maisons, tout participe à une reconstitution d’une très grande précision, même le bruit des essuie-glaces est celui de cette époque!

« Le genre du policier réaliste noir »

Mais on ne peut parler de ce film sans parler des acteurs. Jean Dujardin abandonne ses tics et ses grimaces de Brice ou d’Oss 117 et cela lui convient parfaitement. Ce n’est pas la première fois qu’il excelle dans un film dramatique mais ici, il atteint les sommets de son art. Il ne joue pas son personnage mais l’incarne totalement à l’écran. Il est épaulé par Gilles Lellouche qui, lui aussi, se révèle un très grand acteur. Cédric Jimenez renoue ici avec un genre qui existait, justement, dans les années 70 ; le genre du policier réaliste noir… Il le fait avec une très grande virtuosité et tient le spectateur en haleine du début du film jusqu’à la dernière image. Bien que l’on connaisse (pour la plupart !) la fin de cette histoire.

Deux expositions à ne pas manquer : Annette Cunnac à la Galerie des Carmes qui ré-enchante Toulouse de couleurs tropicales… Et à la Galerie Bam, une exposition pour fêter les dix ans de la galerie avec Jean-Yves Lautredou, artiste qui fut le premier exposé dans ces lieux.

 

 

 


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