Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

La femme : le présent de l’homme

Il faut bien reconnaître que les hommes publics ont tout fait cette semaine pour apparaître comme vraiment hors sujet. Et là, je retiens mes paroles. De Laurent Wauquiez qui estime que « Donald Trump doit être une source d’inspiration pour la politique française », à Jean-Marc Rouillan qui trouve « du courage aux terroristes » de novembre dernier, sans oublier les frasques de Cyril Hanouna… pas tant le côté potache que sa manie a priori d’insulter toute personne qui lui résisterait.

Bref du nul à l’abject, l’arrivée de la journée internationale des droits des femmes, mardi, tombait à point nommé. Est-ce que le monde mené par des femmes serait moins pire ? Honnêtement, je ne le crois pas. Par contre, à la vue ou la lecture des informations à travers le monde, cela mériterait tout de même d’être essayé.

Le choix de vouloir rendre un hommage particulier à une ou plusieurs personnes pour leur activité militante ou pas se pose à moi dans cette chronique. Si je vous dis qu’il ne s’agira pas de Maria Sharapova la tenniswoman convaincue de dopage, « à l’insu de son plein gré » elle aussi, cela ne vous étonnera pas.

Mon choix pourrait se poser sur la rédaction de ce journal exclusivement féminine. Trop facile, trop corporate. Alors j’ai envie de parler de Laurence Marchand-Taillade, une habitante du Val d’Oise. Sa particularité est d’une part d’avoir créé, en 2010, l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, et d’autre part de mener depuis six ans de réelles actions de terrains allant même jusqu’à attaquer au tribunal administratif la ville d’Argenteuil et obtenir gain de cause au sujet d’un non-respect de la loi de 1905. En outre, ce qui distingue cette femme, c’est son vrai bon combat contre le laisser-aller coupable de certains élus locaux en termes de laïcité, mais aussi la dénonciation des travers des soi-disant salons de la femme musulmane, entre autres. Au mois de février, elle s’est fait refouler d’une de ces manifestations manu militari alors qu’elle voulait montrer à l’équipe de télévision qui l’accompagnait les errements coupables lors de ce salon. Enfin, Laurence Marchand-Taillade a reçu des menaces de mort prises au sérieux par les autorités. Loin d’être islamophobe, cette femme politique, mais non élue à ce jour, veut juste faire respecter les articles de la loi 1905. À ce titre, et compte tenu des risques qu’accepte de courir Laurence Marchand-Taillade pour promouvoir le vivre ensemble au travers d’une des principales valeurs de notre République, la laïcité, et du respect de la loi plus que centenaire, je veux dans cet écrit lui rendre un hommage appuyé. Combien d’entre nous auraient préféré arrêter le combat ? Cette femme est toujours debout et nul doute que son combat dépassera le Val-d’Oise pour s’attaquer à tous ces arrangements constatés avec la laïcité au travers de l’hexagone. Merci Madame !

 


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