DorianDreuil
Dorian
DREUIL
Conseil d'administration Action contre la faim. Délégué à la vie associative.

La faim d’une génération

Dans plus de 150 pays dans le monde, le 15 juin marque  la Journée mondiale contre la Faim. L’occasion de rappeler l’existence d’un fléau millénaire qui tue encore chaque jour qui passe. Jean Ziegler s’étonnait déjà au passage au 21e siècle que la faim dans le monde soit encore quotidienne. « Je n’arrive pas à comprendre comment, à l’approche de l’an 2000 et sur une planète si riche, tant de gens continuent à mourir de faim », écrivait-il. Une indignation qui résonne encore aujourd’hui alors que près de 795 millions de personnes sont sous-alimentées ; soit près d’une personne sur 7 qui n’a pas accès aux denrées alimentaires de base pour se nourrir.

Pourtant, la faim n’est pas une fatalité et son combat n’a jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui. La faim recule de près de 167 millions de personnes de moins au cours des dix dernières années ; soit 216 millions de moins qu’au début des années 90. Mais la faim continue de tuer, chaque jour 8 000 enfants de moins de 5 ans, alors que nous disposons de ressources suffisantes pour nourrir près de 12 milliards de personnes. Face à ce fléau, des solutions locales et internationales existent.

« Notre génération peut être celle d’un monde sans faim et ce monde s’écrit dès maintenant »

La faim doit être combattue sur tous les fronts, et où elle se trouve en s’attaquant aux causes structurelles qui sont à son origine. Conflits, épidémies, catastrophe naturelle ou dérèglements climatiques sont autant d’exemples du mal qui ronge des millions d’estomacs. Il faut donc une volonté politique forte pour s’attaquer aux causes profondes de ces crises. Les actions doivent se concentrer sur le traitement de la vulnérabilité, le respect des droits humains fondamentaux et l’intégration de l’assistance humanitaire et l’aide au développement. Il faut ainsi soutenir une croissance inclusive, qui offre des possibilités à ceux qui ont peu d’actifs, de compétences et de débouchés, améliore les revenus et les moyens d’existence des pauvres et s’avère efficace dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Lutter contre la faim dans le temps, c’est aussi soutenir la petite agriculture familiale ainsi que les paysans les plus vulnérables. Allier la gestion respectueuse des ressources naturelles, la rentabilité économique des petites exploitations familiales et l’acceptation sociale des solutions proposées, c’est faire reculer le nombre de ceux qui sont sous-alimentés. Le respect de ces valeurs permet aux innovations de prendre en compte des technologies simples basées sur les ressources disponibles et maîtrisables par les communautés elles-mêmes.

La Journée mondiale contre la Faim, si elle rappelle un constat accablant, elle permet aussi de parler des solutions concrètes. Mais cette journée doit aussi être porteuse d’un message fort, en moins de 15 ans, d’ici 2030, nous pouvons mettre fin à la faim. Notre génération peut être celle d’un monde sans faim et ce monde s’écrit dès maintenant.

 

 

 

 


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