Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

La défaite du travail !

Étonnant 1er mai, fête apparue sous la Terreur puis instaurée comme « journée annuelle de grève » afin de revendiquer la journée de huit heures. Symptomatique d’une société française qui n’a pas encore bien compris l’économie en transformant cette journée en célébration des « combats des travailleurs »… et se demande pourquoi ce monde perd des emplois d’ouvriers !

Bien sûr, un travailleur peut avoir une sensation d’exploitation. Cependant depuis un certain nombre d’années, il est a priori libre de trouver un travail plus rémunérateur à tout moment. Mais plus sa liberté peut s’affirmer et plus ce travailleur salarié devient schizophrène : il reste esclave à ce qu’il suppose être « son » emploi. Alors que sa logique anticapitaliste devrait tendre à faire disparaitre la propriété, dans le cas du travail, le monde syndical français pense que le salarié est le propriétaire de son job et que « son » employeur doit lui permettre de couler des jours paisibles et confortablement rémunérés.

Cette vision s’affranchit sans vergogne des lois naturelles de l’économie. L’objet est de laisser croire que le syndicaliste est utile, quitte à abuser de la violence, et que sans lui, les fumeuses, plutôt que fameuses “conquêtes sociales”, n’existeraient pas.

« Une démocratie ‘’sociale’’ où tout est devenu un dû »

Le langage guerrier montre bien que leurs intentions sont à l’opposé d’un état d’esprit pacifique. Le syndicaliste français place invariablement le rapport salarié-entreprise dans un conflit permanent où doivent sortir un perdant et un gagnant. À la conclusion, tout le monde est perdant.

On pourrait penser que les rapports conflictuels appartiennent à l’époque de Zola. Or, la vieille France, malgré des aspects “sympatoches”, a bien du mal à se régénérer et éviter la décadence intellectuelle et économique. A-t-on une chance de voir surgir une situation moins agressive dans les rapports sociétaux ? Peut-on espérer généraliser les expériences apaisées qui se dessinent dans des entreprises type start-up à l’étranger ?

Mais que peut-il advenir avec une mafia parlementaire qui s’accroche au pouvoir sans aucune retenue en voulant diriger le quotidien de chacun sur ce territoire à coups de lois, taxes et impôts ? Le peuple français vit dans un musée digne de cette télé-réalité aux rapports violents où le plus idiot est célébré. Révélateur de ce qu’ils ont engendré en imposant cette démocratie “sociale” où tout est devenu un dû. Mais celle-ci n’est que l’antichambre de l’euthanasie du monde ouvrier et du génocide des entrepreneurs.

 

 


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