Thomas Simonian
Thomas
Simonian

La culture du film culte

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Le sapin, les repas de famille, les cadeaux, les kilos en trop, les résolutions, plus faciles à mettre au placard qu’à mettre en œuvre, et «Le père Noël est une ordure». Chaque année, la même chanson. Chaque année, la même impatience. Chaque année, en feuilletant le programme télé de la semaine de vacances, l’un des membres votre famille, petit ou grand, ne peut s’empêcher de laisser échapper un «Encore !» de lassitude à la vue de l’énième rediffusion du classique de la comédie française.

 

Rien ne sert de jouer l’étonné, vous y passerez, comme le commun des téléspectateurs. Croyez-moi, ceux qui ont tenté de se dérober l’ont amèrement regretté les jours suivants. Car la force de ces films dits «cultes» réside dans l’accumulation, non seulement de scènes cultes, mais surtout de phrases cultes. Ces phrases, réutilisées à longueur de journée, qui fusent de part et d’autres de la tablée familiale. La ferveur du gag s’estompe parfois – souvent parce qu’un autre film culte est venu s’asseoir sur le premier -, la passion ne s’oublie jamais.

 

A qui la faute ? Aux chaînes de télévision qui alimentent régulièrement la mémoire du culte. Grâce à elles, les films mythiques, ceux qui ont marqué le grand écran, puis le petit, rythment l’année, pas seulement sa fin. En somme, de quoi constituer un calendrier d’un nouveau genre. Février, «Les Bronzés font du ski». Journée d’été ensoleillée, «Le gendarme à Saint-Tropez». Samedi morose, «La Boum». Dimanche pluvieux, «La Boum 2».  Prenez garde. La valse des films cultes a déjà commencé.

 

Ariane Riou


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