David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

La « creusitude »

Ce n’est pas un joli mot, d’ailleurs il n’existe sûrement pas mais la « creusitude » m’est venu l’autre soir après le débat public organisé par la Toulouse Business School mettant en scène la majorité des candidats tête de liste aux prochaines élections régionales. Ils sont venus, ils sont tous là sans habit de lumière et sans trop d’idées lumineuses. C’est malheureux à dire mais si certains, en leur temps ont créé l’application Blablacar, lundi soir c’était le moment de fonder Blablapol, l’application qui regroupe les politiques qui parlent, beaucoup, pour ne rien dire.

Ce serait risible, si ce n’était pas si grave, d’entendre les « socialistes » nous promettre tout alors qu’ils sont aux « affaires » depuis s longtemps, alors que leur tête de liste à la Région, à l’Assemblée ou au ministère n’a jamais cassé trois pattes à un canard comme on dit chez nous. L’on aurait pu avoir un sursaut en entendant M.Reynié parler de bourses mais il ne s’agissait pas des attributs qui manquent tant à beaucoup de nos politiques, seulement de rêver Albi ou Perpignan (par exemple) en Frankfort ou New-York. Les Verts (ou rouge au choix) par la bouche de Gérard Onesta nous ont fait part de leur maitrise, quoi que, de l’Occitan langue et culture qui me sont chères et que l’on sait tous oh combien importante dans la mondialisation. Au FN, l’on avait bossé les dossiers, faut bien donner du liant là où l’on trouve trop souvent le néant. Ne restait plus que les électrons libres Saurel et Lempereur, une approche différente, une petite flamme citoyenne mais encore en manque d’air pour espérer grandir face à la complicité rodée de la bande des quatre. Je ne le cache pas, Saurel et Lempereur sont à leur façon un peu bonapartistes, alors je les bouscule un peu moins …

L’on comprend mieux le découragement de certains, l’exaspération des autres. L’on comprend mieux l’utilité d’un retour à l’essentiel du très bonapartiste « tout pour et par le peuple » que certains traiteront de populisme mais qui n’est que la base de la politique vraie et que je ne cesse de répéter comme l’a dit un certain « Charlie » « la politique c’est aimer les gens » et les aimer ce n’est pas que balancer des phrases pour monter à l’applaudimètre mais dire ce que l’on fera et faire ce que l’on aura dit. Mais ici sur notre grande région j’ai bien peur que Delga, Reynié, Onesta et Aliot ne soient que les futurs noms de galeries que le grand Norbert Casteret aurait surement aimé explorer tant elles sont creuses …


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