Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Koh Lanta et l’horreur démocratique

Regardons la nature humaine à travers le prisme de cette émission de télé-réalité.

Un groupe de 10 femmes et 10 hommes qui ne se connaissent pas, est envoyé sur des îles inhabitées. Répartis en deux équipes concurrentes avant regroupement, les joueurs s’organisent pour survivre sur une quarantaine de jours. Diverses épreuves ponctuent le jeu pour les éliminer un à un afin qu’il n’en reste qu’un seul.

Si le vainqueur final gagnait au mérite comme aux Jeux olympiques, ce serait trop simple. Le piment vient que l’élimination et la victoire se jouent par vote à bulletin secret. Le gagnant d’une épreuve est immunisé pour le vote suivant au cours duquel le candidat désigné est éliminé.

Entre chaque épreuve, amitiés et inimitiés se font et se défont. Des stratégies s’élaborent pour se maintenir dans le jeu. Notons une constance depuis l’origine du jeu : plutôt que développer un groupe qui conserve les meilleurs éléments à la survie, les équipes ont tendance à rejeter les candidats les plus aptes. Les faibles, nombreux à vouloir poursuivre l’aventure, comprennent l’intérêt commun à éliminer lors du vote un plus fort, si ce dernier n’a pas l’immunité ou créé les bonnes amitiés.

« l’État génère des hyènes, plus horribles que les loups ! »

Malgré de belles paroles, il est démontré encore une fois que ce n’est pas la raison qui est utilisée par le groupe, même si la faim se fait sentir collectivement sur le camp. Évoquons une autre constance : la répartition amorale en portions égales de nourriture sans tenir compte des dépenses caloriques et de la corpulence de chaque candidat. Chacun est prêt au pire pour être le dernier. Observons que la démocratie renforce la négation collective de l’effort individuel et donne un pouvoir illégitime aux faibles.

Si Koh Lanta est un jeu, il révèle la mentalité de la société actuelle. La France a ainsi mis en place la destruction de son économie par la répartition autoritaire, issue de la démocratie, des efforts individuels en imaginant répondre aux besoins des pauvres en dépouillant collectivement les riches, moins nombreux. Certes, un acquis initial existait, mais il a été négligé le chemin pour y parvenir. Le pays décline au lieu de progresser car l’effort individuel n’est plus récompensé à sa juste valeur et la coopération démotivée. Au lieu de s’appuyer sur les forts, une majorité de faibles ne supporte pas leur existence, quitte à avoir la misère pour tous. Pourtant chaque faible espère être l’heureux élu.

Le philosophe anglais Thomas Hobbes a été léger dans sa réflexion : l’État génère des hyènes, plus horribles que les loups !

 

 


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