David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

Justice sauvage

Jacqueline Sauvage ; on peut s’en tenir stricto sensu à la loi, rien que la loi et effectivement une personne qui en tue une autre, qui plus est de 3 balles dans le dos, mérite la perpétuité et donc se dire que dix ans, ce n’est pas cher payé, même avec des circonstances atténuantes. Mais voilà, il y a 47 ans de violences conjugales, de violences familiales. Dans cette sordide affaire, je pourrais me retrouver dans les propos de Philippe Bilger (Figarovox du 28 janvier) sauf que, outre le fait que lui aussi politise le débat en venant faire une comparaison « et si c’était Sarkozy qui graciait… », lui aussi se base sur des généralités. « Pourquoi ne pas partir, pourquoi ne pas porter plainte, etc. », tout en oubliant que chaque individu est différent dans ses réactions, mais aussi face à la loi. Combien de fois les plaintes pour violence conjugale ne sont prises que par-dessus l’épaule, surtout dans nos campagnes ? Les plaintes pour violences “mentales” ou harcèlement mental dans notre pays ne sont pas traitées avec sérieux. M Bilger et d’autres ont-ils eu à faire à un pervers narcissique en réel ? M Bilger et autres ont-ils eu à subir la violence et la peur ? Beaucoup sauront, notamment ceux qui sont confrontés à la violence, militaires ou forces de l’ordre par exemple, que personne ne réagit de la même façon. Le plus grand des héros peut s’effondrer au moment T tout comme le lâche pour se révéler héroïque au moment X. Le jour où madame Sauvage a tué son mari, quelque chose a fait “tilt”, comme ce quelque chose n’aurait jamais pu arriver ou arriver bien avant.

François Hollande dans cette affaire n’a fait que se servir de ce droit que lui donne sa fonction et qui, ne l’oublions pas, lui vient du peuple. Que l’on soit en accord ou pas avec lui, il ne faut pas l’oublier ! Je ne suis pas dupe et je sais très bien que cet animal à sang tiède n’a pas fait jouer son droit sans une arrière-pensée électoraliste visant à l’humaniser. D’ailleurs, il a parfaitement joué le coup en ne s’attaquant qu’à la peine de sureté, laissant ainsi tout de même à la Justice le soin de statuer sur une libération anticipée. Libération qui ne fait pas de doute à moins que la Justice, déjà bien malade, ne décide de se mettre la majorité du pays à dos. Qui comprendrait que Jacqueline reste en prison alors que Jawad pouvait tranquillement louer des appartements à Daech après le meurtre de son ami ?


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