Brice Christen
Brice
Christen
Le cynisme aggravé

Jeu, dette et match

Un seul sujet brule toutes les lèvres et les rédactions depuis dix jours : la Grèce. Restera, restera pas, personne ne le sait et tout le monde se complait à donner son petit avis. Les politiques sont les plus forts à ce petit jeu et donnent tous une opinion qu’ils croient géniale comme s’ils allaient devenir sauveurs du vieux continent. Le problème, c’est qu’on n’y comprend plus rien alors simplifions les choses.

Qui ? Les grecs. Un peuple vieux de plusieurs milliers d’années qui a inventé (entre autres) la philosophie et la démocratie. La première ne sert quasiment à rien, excepté avoir une épreuve de plus pour le bac et permettre à Michel Onfray d’avoir un emploi, tandis que la seconde n’est plus beaucoup utilisée en France. La démocratie c’est le pouvoir du peule, par le peuple et pour le peuple. Ça fait beaucoup de peuple. En théorie, c’est donc un régime dans lequel nous, les gens, possédons le pouvoir. Théorie en laquelle on peut douter après deux utilisations en quelques mois du 49.3. Pour ceux qui ignorent ce qu’est le 49.3, appelons ça une sodomie politique sans consentement.

« On pourrait faire comme en 1963, lorsque 21 pays décidaient d’aider l’Allemagne de l’Ouest »

Dans une démocratie parfaite, le peuple prendrait ses propres décisions et ce serait peut-être un peu le bordel. Au lieu de ça, nous avons le droit d’élire tous les cinq ans un type qui fera un gouvernement avec ses copains, voyagera en Airbus et fera des lois parfois absurdes comme bon lui semble sans se soucier de ce qu’on en pense.

Bref, revenons aux grecs. Le problème est que ce peuple n’a plus d’argent, les banques sont au bord de la faillite et les européens sont inquiets de ne jamais revoir les sous qu’ils leur ont prêtés. Du coup, on a organisé une réunion au Parlement Européen à laquelle leur Premier ministre est arrivé sans cravate et les mains vides de toute proposition. Du coup on ne sait pas trop ce qu’on va faire. On pourrait faire comme en 1963, lorsque 21 pays (dont la Grèce, comme de par hasard) décidaient, afin d’aider l’Allemagne de l’Ouest, de rayer une partie de sa dette, réduisant cette dernière de 62%. Un scénario comme celui-ci est-il envisageable aujourd’hui ? Personne ne le sait vraiment. Si vous voulez le savoir attendez que les politiques se prononcent alors que personne ne leur a demandé et vous serez fixés.

Attention néanmoins à vous faire votre propre opinion et ne pas les croire. Comme le disait le Général de Gaule : « Les hommes politiques mentent tellement qu’ils sont surpris lorsqu’on les croit sur parole ». Respectons la parole du Général et invitons-les donc à se taire.

 

 


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