Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

J’essaie d’être optimiste, mais bon…

 

Bien sûr que je rêverais chaque semaine d’écrire combien ce monde est beau, la France est riche d’elle-même et Toulouse est toujours plus rose. Mais la vie ne le veut pas toujours ainsi. Je ne partage pas le pessimisme mercantile d’un Zemmour pour autant. Cependant les nouvelles internationales, nationales ou locales ne laissent pas trop de place à l’optimisme. Les idéologies politiques si importantes au siècle dernier, sources  de tant de débats enflammés et riches, se confondent et se diluent aujourd’hui dans un nuage politique opaquo-opportuniste. Les valeurs sociétales ont remplacé les valeurs sociales. Le clivage politique n’est-il pas mort suite au résultat du référendum de 2005 et l’exploitation du résultat? Pour s’en sortir, créons de la confiance. Ne laissons pas les appareils politiques ne distribuer que de l’angoisse ou de la peur de l’autre. L’enchantement, ça se cultive. En tirant vers le haut. De l’éducation jusqu’au débat partisan. Et non en laissant de vils fac-similés de grandes figures nous expliquer crassement notre pays à de seules fins électorales. Rêvons et acceptons le rêve comme but ultime. Le pragmatisme combiné au rêve a bâti les plus grandes fortunes : culturelles, sportives, intellectuelles et financières aussi. Sans un des deux paramètres on ne peut courir, on boîte au mieux et au final on stagne. Pour en revenir à notre ville rose, ces derniers jours voyaient présenter le bilan de la première année de mandat de la nouvelle municipalité. Si la volonté d’agir est manifeste, l’action municipale prévue se prépare tout de même sur le dos des Toulousains. Puisque d’une part, il y a la volonté de garder des programmes ambitieux pour la ville et d’autre part, les habitants toulousains vont devoir se faire tondre deux fois.

« Les habitants toulousains vont devoir se faire tondre »

L’une, au travers des impôts communaux l’autre, au travers des impôts métropolitains. Le toujours trop facile argument du “c’est pas moi c’est l’autre” passé, monsieur le Maire a exposé ses priorités. J’en retiens principalement que les citoyens aisés du centre-ville seront bien vidéo protégés pendant que ceux des quartiers plus excentrés, moins, voire pas riches du tout, n’auront pas de sécurité équivalente et les parents devront se débrouiller pour faire manger leurs enfants à la cantine. Et quid des infrastructures sportives? Et l’Euro 2016? Les jeunes et adultes qui fréquentent des écoles de sport ou pratiquent en club sont autant de citoyens qui ne se désocialisent pas. Toulouse manque d’espaces, de grands jeux herbés, de piscines pour maîtriser le “savoir nager”… J’entends bien qu’un budget, et qui plus est un budget contraint, est une somme de choix à faire. Je ne souhaite juste pas que dans Toulouse soient créés des citoyens de première et de seconde classe. L’hyper centre de notre commune est, il est vrai, la vitrine culturelle, commerciale et architecturale de Toulouse mais les citoyens des Pradettes et ceux qui habitent à l’intérieur des boulevards ont les mêmes droits sur la commune, et pas seulement le devoir de payer plus d’impôts… fois deux. Le souci que je relève est le manque de grand projet… de rêve. Prenons le métro: la troisième ligne, ça ressemble plus à un enterrement de première classe pour la prolongation de la ligne jusqu’à Labège qu’à un véritable rêve. Mesdames et messieurs nos élus, il n’est pas interdit d’avoir un objectif utopique. En même temps, si on sait créer de la confiance, on  ne promeut pas une politique qui laisse de côté. Toulousement vôtre!

 

 

 

 


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