Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Je suis … précaire !

« Nous sommes tous précaires et fiers de l’être ! »… Enfin celui qui choisit de vivre libre. Celui qui est dépendant du revenu par la « spoliation légale » des autres s’imagine que ces autres ne sont pas dans le besoin. Or cette dépendance augmente la précarité de tous. Car tout l’argent du monde ne garantira à personne la tranquillité : c’est pour cela que tout état est impuissant économiquement. La précarité n’est pas injuste, c’est la vie. Si vous n’êtes plus précaire, c’est que vous êtes mort.

Etes-vous de ceux qui voient l’argent comme la finalité de votre démarche professionnelle, non de votre utilité et de votre capacité à échanger librement en relation volontaire avec les autres ? Si oui, vous êtes atteint d’une névrose obsessionnelle : vous mettre égoïstement à l’abri du besoin.

Comprenons le rôle majeur de ce que l’on nomme improprement « argent » à la place de « monnaie » : être un moyen d’échanges. « Moyen » n’est pas « fin » : l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue. Le monde marche sur la tête par incapacité à l’intégrer. La monnaie, en circulant par les échanges de biens et de services, est à considérer comme une richesse à venir. Nous ne devenons pas riches de l’accumulation de monnaie mais de celle de biens et services échangés au moyen de monnaie, mais surtout pas de celle imposée par l’état. Pour l’assimiler, comparez en 2015 la richesse d’une personne ayant gardé des nouveaux francs de 1960 équivalent à 1 kg d’or et celle d’une autre ayant gardé ce kg d’or. Constatez que notre précarité est surtout aggravée par l’oligarchie que vous élisez et qui est manipulatrice.

Le progrès économique n’est donc pas la multiplication de la monnaie, mais la production de biens et services échangés volontairement avec une monnaie consentie. Si certains voient la limitation de leur précarité par la « spoliation légale de la monnaie » des autres, c’est que notre société est encore loin d’avoir atteint un haut niveau d’évolution et d’éducation. Et si les grecs voient aujourd’hui une aggravation de leur précarité, ce n’est pas principalement la faute à l’euro, la monnaie. Non c’est tout simplement ce système dit de “solidarité” qui fait que les gouvernants européens ont profité de la naïveté des grecs en les amenant à s’endetter exagérément. Ainsi les gouvernants grecs ont joué aux cigales par la distribution des « zavantages zacquis ». Mais vivre d’emprunts a toujours une fin surtout lorsque la démocratie installe l’irresponsabilité collective au pouvoir. Et c’est le même mal qui ronge la France et aggrave la précarité naturelle de tous les français : la solidarité forcée par l’économie étatisée. A contrario d’Ulysse, les grecs ont oublié de s’attacher. Ils ont cédé aux sirènes de l’argent facile et à ce système politique mafieux qui détruit progressivement la Société et les rêves de chacun.


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