Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

J’ai la nausée depuis dimanche

Guy Bedos aurait-il eu les mots justes à traiter de “connasse” la blonde de Toul? Même en se cachant derrière des mots rapportés de Charles de Gaulle, Nadine Morano n’est pas crédible. Parce que c’est une femme? Non juste parce que c’est elle. Bref, l’adepte des coups médiatiques tendance droite popu de “les Républicains”  occulte même la définition du nom de son parti. Mais au-delà de ce coup de (buzz) sang médiatique et de la réponse aussi violente que cette diatribe de trottoir appelait, plusieurs questions m’obsèdent. D’une part d’un point de vue rhétorique, d’autre part sur la nature des premiers pseudos solutions avancées pour “résoudre” le racisme.

Les phrases prononcées par une élue de la République, ancienne ministre, ex députée en miroir avec les écrits de la Constitution sonnent comme une introduction de discours suprématiste blanc. Son discours se veut être un constat. Mais à se vouloir historienne de comptoir,mêler religion et couleur de peau… laisse pantois pour un élu de la République. Se trompant puisque plus que judéo-chrétienne, la France était catholique… Les autres chrétiens et autres israélites ayant bien chargé durant les siècles passés. Bref, si le visage de la France reste pour certains (les Le Pen: vieux, intermédiaire et jeune, de Villiers en plus de Morano) blanc et catholique, peut-être est-il temps de se rendre compte que la France présente un visage de diverses couleurs et pour la majorité athée. Ça se saurait si les églises faisaient le plein chaque dimanche!

Dans ces dires incriminés on devine l’envie de donner corps à la “théorie du remplacement”, idée simpliste qui pénètre malheureusement les esprits de beaucoup de nos concitoyens.

Mêler religion et couleur de peau… laisse pantois pour un élu de la République

Mais face à cet excès de marketing politique de série Z qu’est-il proposé? L’abandon du mot race. C’est nul. C’est en excluant le mot race que le racisme va disparaître? Allez, chiche, on tente avec chômage? Depuis le temps qu’il doit baisser. C’est d’ailleurs une manie à gauche de délaisser des symboles, des mots et ainsi croire éviter le problème. Je me souviens des mots argent, entreprise, qui mettaient en transe toute la gauche lorsqu’on osait les prononcer. Ou le drapeau national, notre « bleu, blanc, rouge » que l’on ressort justement en ce moment de coupe du monde de rugby. Ce drapeau que l’on a trop longtemps abandonné au FN. Il nous appartient à nous tous, Français! Quand Ségolène Royal proposait d’orner les balcons le 14 juillet on eut cru que c’était trop (national) pour certains (il est vrai certains verts préfèrent sécher le défilé). Bref, emparons-nous, hommes et femmes de gauche, de tous les problèmes actuels. Ne les évacuons pas en soulevant un coin du tapis. Utilisons les bons mots pour parler des vrais maux de notre société. Sans quoi les populismes fourre-tout prospèrent.

Pour ce qui est de la Haute-Garonne, je ne traiterais pas de “connasses” les anciennes « Baudisgirls » ralliées au FN, par égard pour Camille Cottin. Les tous nouveaux atouts politiques du FN pour les régionales ont déjà plus de 32 ans de vie politique derrière elles. Le glissement vieillesse/technicité (avancement dans le fonctionnariat) tant décrié par la droite ne semble là pas troubler les deux mamies de la politique toulousaine. Pour la vieillesse c’est clair, la technicité c’est à voir, pour le glissement c’est certain!

Par ailleurs je constate que le renouveau par le pillage est le nouveau credo du FN alors que la tête de liste régionale, toulousain-compagnon de la chef, préfère se présenter ailleurs… là où c’est plus sûr pour lui. Le FN n’en finit toujours pas de mentir: reprochant qu’il n’y ait pas de renouvellement proposé (sauf eux bien sûr) plaçant deux dinosaures politiques en place 1 et 3 de la liste haut-garonnaise. Ou s’égosillant contre le système et s’incrustant à Sciences Po ou après l’ENA et se faisant représenter dans tous les médias comme… un énarque.

La situation est difficile. Nous ne devons pas reculer devant les difficultés sociales rencontrées. Ne pas les occulter. Et continuer à bâtir en commun notre avenir. A commencer par celui de l’Occitanie!


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.